Walking Dev

le 13 octobre 2017, par Philippe Blayo

Le cloitre des Jacobins à ToulouseC’est à la conférence Nomad Open que j’ai entendu parlé de Walking Dev : une conférence open space qui comme son nom l’indique se déroule en marchant. Aucun lien avec la série télévisée américaine “the walking dead”, mais la similitude m’a fait retenir le nom.

Des agilistes s’étaient donc rassemblés à Toulouse en cette fin Août pour explorer la question du passage à l’échelle de l’agilité sous l’angle de la permaculture. Comme souvent j’ai beaucoup appris dans des conversations impromptues que les intermèdes pédestres ont grandement facilitées (une des spécificités de cette conférence).

Découvertes

Ma première découverte concerne teammood, un niko niko électronique auquel je consacre un article complet.

Le Ukulélé

Une autre découverte : l’émergence du Ukulélé. En très forte croissance en Amérique du nord, la facilité à appréhender cet instrument de musique séduit un public de plus en plus large. Sur youtube le marché de la formation est déjà pris avec un formateur qui gagne 5000 dollars par mois en financement participatif (il avait annoncé qu’il en ferait son activité principale s’il atteignait 500 dollars). Son modèle est de fournir ses nouveaux tutoriels 24 heures en avance aux donateurs qui atteignent un petit montant symbolique (5 dollars si je me souviens bien). C’est une très belle réussite mais Nathaniel Richand me disait qu’il n’y a de la place que pour une seule personne dans le monde (une deuxième a par exemple moins de succès). Il a donc lancé une communauté autour d’un service dont il est le premier utilisateur : fournir tout ce qu’il faut à un débutant pour qu’il apprenne une chanson. De par sa petite taille le Ukulélé s’emporte facilement en ballade. Aussi transporter des partitions annotées s’avère plus volumineux que l’instrument lui-même.

Le financement participatif

Sur la question du financement participatif cela m’a rappelé le framework Javascript léger Vue.js qui après avoir dépassé angular gagne du terrain sur react en terme d’étoiles sur github. L’auteur gagne 10000 dollars par mois en financement participatif de donations par des fans pour qu’il continue à développer cet écosystème open source (sa licence MIT semblant faire partie du succès de son adoption chez certains GAFA). Et j’ai découvert récemment un autre exemple avec le réseau social open source Mastodon lancé ce 1er Avril et qui est financé par 3000 dollars mensuels sur patreon.

Apprentissages

Après plus de dix ans passés à faire des daily meeting je continue à apprendre sur le sujet. Un coach rapportait qu’une de ses équipes avait atteint un tel niveau de maturité qu’ils avaient remplacé les questions habituelles par :

  • qu’est-ce que j’ai appris hier ?
  • que vais-je apprendre aujourd’hui ?

Et ça m’a rappelé que dans une équipe eXtreme Programming particulièrement mature d’une entreprise où j’ai travaillé le coach XP attendait avec impatience le daily pour ne pas rater une miette de ce que les développeurs avaient appris.

Le suivit du parking lot

J’ai vu l’usage du parking lot fonctionner avec des fortunes très diverses d’une équipe à l’autre y compris à l’intérieur de la même entreprise. Le plus mauvais fonctionnement que j’ai constaté ? Les sujets écrits dans le parking lot ne sont pas traités après le daily. Les équipiers retournent simplement à leur place. Comme le parking lot avait été mis en place pour éviter que le daily ne dure trop longtemps, je n’essayais pas trop de retenir les gens (ça avait tendance à faire rester tout le monde).

Une idée simple (je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé avant) est qu’une personne soit chargée d’aller voir les auteurs des sujets une fois qu’il sont retournés à leur poste de travail pour s’assurer qu’ils en discutent avec les personnes concernées. Cela dit il aurait fallu voir à l’usage car certains des sujets ne me semblaient avoir de valeur que pour une seule personne ce qui était peut-être le symptôme d’un problème plus profond.

Permaculture et agilité

La permaculture est une approche écologique d’agriculture durable qui limite l’usage d’intrans (pesticides, engrais chimiques). Elle a été formalisée par deux Australiens en 3 valeurs et 12 principes, ce qui rappelle le manifeste agile.

Une approche reproductible ?

La question principale quand une nouvelle méthode émerge est souvent de savoir dans quelle mesure elle est reproductible. La permaculture peut-elle fonctionner en dehors des ecosystèmes Australiens qui l’on vu naitre ?

Le riz

La réponse est oui. L’exemple qui m’a le plus intéressé est son utilisation pour la culture du riz au Japon. Si le riz pousse les pieds dans l’eau c’est pour éviter que des oiseaux ne mangent les semis. Comme toute cette eau n’est pas optimal d’un point de vue écologique, un Japonais tente de cultiver du riz les pieds à l’air. Au fur et à mesure qu’il sème une nuée d’oiseaux consomment ses graines derrière lui. Le principe “le problème est la solution” va semble-t’il le faire persévérer jusqu’au moment où il a l’idée de mettre ses graines dans des boules de glaise. Les oiseaux s’en désintéressent et son riz pousse les pieds à l’air libre.

La vigne ?

La persévérance est donc un autre élément caractéristique. L’exemple était donné d’un viticulteur du sud-ouest qui a choisi de cultiver ses vignes de manière plus écologique. Il ne s’agit pas à proprement parler de permaculture puisque les vignes restent alignées en rangs mais le reste s’en rapproche. Ses premières années s’avèrent très difficiles : ses rendements s’effondrent et sa coopérative agricole l’expulse. Après dix ans il est devenu le seul à vendre à des restaurants étoilés et des gens viennent du monde entier pour étudier ses techniques mais il a fallut tenir et s’améliorer face à la concurrence pendant de très nombreuses années de vaches maigres avant de parvenir à un tel résultat.

Permagilité ?

Un autre principe spécifique à la permaculture : les frontières sont les zones où se passent les choses les plus intéressantes. L’exemple donné est la frontière entre la prairie et la forêt. Un autre exemple qui m’est venu en tête : les zones humides qui séparent une étendue d’eau de la terre ferme émergée regorgent d’une biodiversité foisonnante et filtrent l’eau de ses impuretés.

Au delà du design émergeant, le parallèle que j’ai trouvé le plus intéressant avec l’agilité c’est l’importance donné à l’écosystème. Qu’est ce que l’écosystème d’une équipe agile ? Une question à explorer le mercredi 18 octobre où aura lieu à Paris le prochain Walking Dev sur la permagilité.

Amazon DynamoDB, comment ça marche ?

le 27 septembre 2017, par Jean-Philippe Caruana

Amazon a publié un SDK Java qui permet d’interagir avec tous les services AWS, y compris DynamoDB. Regardons un peu comment tout cela fonctionne.

Le nomadisme numérique

le 18 septembre 2017, par Philippe Blayo

L’agriculture aurait rendu l’homme sédentaire. A l’avènement d’internet des voix ont prédit que des formes de nomadismes reviendraient.

L'écoconception, qu'est-ce que c'est ?

le 14 septembre 2017, par Bruno Thomas

Il y a un an environ, j’ai débuté un projet d’entreprise avec deux amis associés. Ils voulaient intégrer une démarche éco-responsable dans la construction d’un service en ligne pour classer automatiquement leurs mails dans des dossiers dématérialisés. Comme je n’étais pas réfractaire au principe de l’écologie, et à dire vrai que je n’en avais presque pas entendu parler pour l’IT, j’ai essayé de me renseigner sur l’écoconception logicielle et de l’appliquer pour l’architecture du site.

L'événementiel c'est écologique

le 30 décembre 2016, par Bruno Thomas

Pour faire suite à une mini série sur l’écoconception, je voulais partager un remaniement récent de transformation d’un polling web en push serveur (avec une websocket), et les conséquences en terme d’utilisation de bande passante.

La facilitation graphique dans la revue et le planning du sprint

le 13 décembre 2016, par David Boissier

L’équipe dans laquelle je suis a adopté le cadre SCRUM pour son mode de fonctionnement. Les rituels classiques tels que la réunion du matin et l’indéboulonnable trio revue/rétrospective/planning est appliqué scrupuleusement.

Une migration vers ES6 et un pas de plus en écoconception

le 6 décembre 2016, par Bruno Thomas

Actuellement je travaille sur un site web en mode SaaS pour travailleurs indépendants et professions libérales. Comme le javascript n’était pas ma tasse de thé, j’avais négligé cet aspect, en accumulant le minimum de code (backbone/semantic-ui) dans de petits fichiers qui commençaient à grossir. Conscient de cette dette technique qui s’y accumulait, il y a une dixaine de jours je suis allé aux Javascript Les 10 Doigts Dedans (ou JSLDD pour les intimes) afin de rencontrer des férus du JS qui pourraient me faire aimer un peu mieux le JS et prendre soin de cet aspect incontournable du site.

Utiliser docker-compose avec le réseau docker

le 1 octobre 2016, par Bruno Thomas

Depuis la version 1.6 de docker-compose et la version 1.10 de docker, une gestion nouvelle du réseau dans les conteneurs docker a été implémentée. Quand vous avez des dépendances entre plusieurs conteneurs, plus besoin de faire des liens (links) entre eux. Pour les environnements de dévelopement c’est très pratique, notamment pour le problème des liens bidirectionnels.