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		<title>Barre Verte !</title>
		<description>Notes de développeurs sur le logiciel, le design, l'agilité, l'open source, les mobiles, linux...</description>
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		<item>
			<title>Pourquoi quitter WhatsApp ?</title>
			<description>&lt;p&gt;Facebook a demandé &lt;a href=&quot;https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/whatsapp-veut-partager-plus-de-donnees-avec-facebook-les-utilisateurs-s-inquietent_4248591.html&quot;&gt;depuis le 7 janvier&lt;/a&gt; à ses utilisateurs de WhatsApp d’accepter ses nouvelles conditions d’utilisation qui permettent d’exploiter plus largement les données personnelles afin de les monétiser. Pour les utilisateurs qui refusent, ils ne pourront plus se servir de l’app dès le 8 février. En février 2014, Facebook a acheté whatsapp pour 19 milliards de dollars. Il est temps d’avoir un retour sur investissement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Autour de moi (famille, travail, amis), nous utilisons beaucoup cette application. Bref, nous faisons parti des 2 milliards d’utilisateurs. J’ai du mal à expliquer que c’est le moment d’en changer. On me répond :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;pourquoi ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;quels changements et quelles données ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;et le RGPD ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;quelle alternative ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/quitter_whatsapp/Chat.png&quot; alt=&quot;chat&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les raisons de ne pas donner ses données à Facebook sont nombreuses. La principale, c’est que Facebook est le pire fournisseur de services sur internet sur la question des données personnelles. Ils récupèrent tout ce qui est possible, comme &lt;a href=&quot;https://gizmodo.com/how-to-stop-Facebook-from-sharing-your-browsing-history-1589918083&quot;&gt;l’utilisation de votre historique&lt;/a&gt;, quels contenus vous intéressent en &lt;a href=&quot;https://arstechnica.com/information-technology/2013/10/facebook-may-start-logging-your-cursor-movements/&quot;&gt;scrutant votre scrolling&lt;/a&gt;, quels sites vous allez voir, hors Facebook, car chaque site qui intègre le bouton &lt;img src=&quot;/images/quitter_whatsapp/like.png&quot; alt=&quot;like&quot; /&gt; enregistre votre passage, que vous ayez un compte ou pas, ou encore avec &lt;a href=&quot;https://exodus-privacy.eu.org/fr/&quot;&gt;les trackers&lt;/a&gt; qui sont dans les apps mobiles, même les fœtus &lt;a href=&quot;https://www.franceinter.fr/emissions/le-code-a-change/ils-cherchent-les-trucs-bizarres-qu-il-y-a-dans-vos-telephones-rencontre-avec-des-traqueurs-de-trackers&quot;&gt;sont inscrits sur Facebook&lt;/a&gt; (via des applications de suivi de grossesse). Tous vos contenus (photos, vidéos, …) appartiennent à Facebook, ils en font ce qu’ils veulent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec leur nombre d’utilisateurs (2,7 milliards &lt;a href=&quot;https://www.statista.com/statistics/264810/number-of-monthly-active-facebook-users-worldwide/&quot;&gt;pour fb&lt;/a&gt;, 1 milliard &lt;a href=&quot;https://backlinko.com/instagram-users#instagram-stats-top-picks&quot;&gt;pour Instagram&lt;/a&gt; et 2 milliards pour WhatsApp), ils ont une influence considérable sur notre société, et plus généralement sur la marche du monde. Cette influence est néfaste. C’est un long sujet en soi (cf quelques exemples ci-dessous), mais vous pouvez revenir sur l’affaire Cambridge Analytica pour voir leur influence sur le Brexit ou l’élection de Trump, leurs positions ambiguës avec les &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=OYqC0_E-Vq0&quot;&gt;théories conspirationnistes&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/08/11/sur-facebook-la-theorie-complotiste-qanon-rassemble-des-centaines-de-milliers-d-adeptes_6048688_4408996.html&quot;&gt;comme QAnon&lt;/a&gt;, ceux (entre autres) qui sont allés envahir le Capitole il y a quelques jours à Washington.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, la quantité colossale d’énergie consommée en faisant tourner des algorithmes d’intelligence artificielle afin de vous cibler au plus fin pour vous afficher de la publicité est aussi un problème écologique. Bref, si vous voulez faire un geste pour la planète au niveau du numérique, c’est un bon choix de s’en séparer.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;quels changements et quelles données ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote class=&quot;twitter-tweet&quot;&gt;&lt;p lang=&quot;fr&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;Ce que les messageries savent de vous &lt;a href=&quot;https://t.co/HOMXNbXs0T&quot;&gt;pic.twitter.com/HOMXNbXs0T&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&amp;mdash; Gilles Babinet (@babgi) &lt;a href=&quot;https://twitter.com/babgi/status/1348003104856399873?ref_src=twsrc%5Etfw&quot;&gt;January 9, 2021&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async=&quot;&quot; src=&quot;https://platform.twitter.com/widgets.js&quot; charset=&quot;utf-8&quot;&gt;&lt;/script&gt;

&lt;p&gt;WhatsApp &lt;a href=&quot;https://arstechnica.com/tech-policy/2021/01/whatsapp-users-must-share-their-data-with-facebook-or-stop-using-the-app/&quot;&gt;collecte les données suivantes&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;les numéros de téléphone de l’utilisateur&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les numéros des contacts de l’utilisateur&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les noms de profils&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les images de profils&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les images/changement de statut incluant quand l’utilisateur passe en ligne&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les données de diagnostique en provenance des traces applicatives&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ces données seront désormais partagées avec &lt;a href=&quot;https://faq.whatsapp.com/general/security-and-privacy/the-facebook-companies&quot;&gt;les autres sociétés&lt;/a&gt; de Facebook.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le pire étant que l’utilisation de ces données reste très opaque, on ne sait pas bien ce que Facebook en fait. Par exemple, est-ce que ces données sont croisées avec &lt;a href=&quot;https://reports.exodus-privacy.eu.org/fr/trackers/65/&quot;&gt;leurs trackers&lt;/a&gt; contenus dans les applications mobiles ? A quoi servent-elles ? Comment sont-elles monétisées ?&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Et le RGPD ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Dans &lt;a href=&quot;https://www.frandroid.com/android/applications/823520_whatsapp-sera-inaccessible-si-vous-ne-partagez-pas-vos-donnees-avec-facebook&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt; des personnes de Facebook indiquent ne pas reprendre les données WhatsApp dans l’Union Européenne (sans dire qu’ils ne le feront jamais). &lt;a href=&quot;https://www.quechoisir.org/actualite-donnees-personnelles-whatsapp-partagera-vos-donnees-avec-facebook-n87095/&quot;&gt;Merci le RGPD&lt;/a&gt;, merci l’Europe. Donc &lt;strong&gt;&lt;em&gt;mes données&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sont protégées. Cool.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais pas pourquoi mais j’arrive pas à me sentir rassuré. D’une part, je n’ai aucune confiance dans cette société, et si elle enfreignait le RGPD bien malin qui pourrait le démontrer (à part un lanceur d’alerte interne ou une enquête bien technique). Rappelons qu’elle a écopé (entre autre) d’une amende de 110 millions d’euros en mai 2018 pour &lt;a href=&quot;https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-facebook-ecope-d-un-amende-de-110-meteuro-pour-infraction-sur-les-fusions-en-europe-68253.html&quot;&gt;avoir trompé la Communauté Européenne&lt;/a&gt; précisément sur les conditions de rachat de Whatsapp. Et puis d’une amende record de 5 milliards de dollars par la Federal Trade Commission pour la fuite de données du scandale Cambridge Analytica.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D’autre part, l’enjeu dépasse largement mes petites photos de pieds dans la mer, mes morceaux de mélodica ou mes selfies en string Borat. Il s’agit d’une société qui possède les données de &lt;a href=&quot;https://zephoria.com/top-15-valuable-facebook-statistics/&quot;&gt;plus de 40% des êtres humains&lt;/a&gt; et qui les vend à des personnes qui veulent avoir notre attention, notre “engagement”. Pour y aboutir, ils moulinent toutes les données évoquées plus haut, et les algorithmes décident ce qu’il faut nous afficher pour que nous restions le plus longtemps possible. Ils choisissent des milliards de contenus chaque seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, tous les jours, qui maximisent l’émotion pour chacun de leurs 3,2 milliards d’utilisateurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, &lt;a href=&quot;https://www.forbes.com/sites/petersuciu/2020/09/11/conspiracy-theories-have-gained-traction-since-911-thanks-to-social-media/&quot;&gt;de&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://arxiv.org/pdf/1403.3344v1.pdf&quot;&gt;nombreuses&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2020/09/16/derriere-nos-ecrans-de-fumee-un-requisitoire-contre-l-algorithmisation-de-nos-vies_6052434_1655027.html&quot;&gt;enquêtes&lt;/a&gt; le montrent, les contenus qui engagent le mieux sont les rumeurs, &lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-9-les-protocoles-des-sages-de-sion-le-complot-centenaire-1/3-les-faussaires-du-tsar&quot;&gt;les conspirations&lt;/a&gt;, les infox, le racisme, &lt;a href=&quot;https://www.stophateforprofit.org/&quot;&gt;les appels à la haine&lt;/a&gt;, qui par conséquent sont affichés plus fréquemment, ce qui permet à des groupes nuisibles de prospérer. Comme il est écrit dans &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/The_Age_of_Surveillance_Capitalism&quot;&gt;The Age of Surveillance Capitalism&lt;/a&gt;, la question n’est même plus d’être transformé en produit d’un service gratuit mais d’être la cible d’une entreprise qui vend sa capacité à nous influencer, nous faire changer d’avis. Pour acheter des produits, mais pourquoi ce pouvoir s’arrêterait-il au consumérisme ? Que penser des campagnes politiques sur Facebook ? Jusqu’à quel point les ingénieurs maîtrisent l’impact de leurs algos sur les gens, le vivre ensemble ?&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Alors quelles sont les alternatives ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://telegram.org/&quot;&gt;Telegram&lt;/a&gt; est l’alternative la plus proche avec des apps pour iOS, Android, chiffrement des messages de bout en bout, une version web, des groupes (jusqu’à 100 000 participants) et la plupart des paramètres &lt;a href=&quot;https://www.geekdashboard.com/whatsapp-telegram-ultimate-comparison-table/&quot;&gt;sont à l’avantage de télégram&lt;/a&gt;. A noter que Télégram ne chiffre pas de client à client (sauf pour les “secrets chats”) mais de &lt;a href=&quot;https://heimdalsecurity.com/blog/is-telegram-secure/&quot;&gt;serveur à client&lt;/a&gt;. Ce qui signifie qu’ils ont accès aux conversations.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.signal.org/&quot;&gt;Signal&lt;/a&gt; voir &lt;a href=&quot;https://iampox.com/blog/pourquoi-abandonner-whatsapp-au-profit-de-signal&quot;&gt;cet article en français&lt;/a&gt; qui en parle. Signal est opensource, c’est un avantage de transparence. Il n’a &lt;a href=&quot;https://reports.exodus-privacy.eu.org/fr/reports/org.thoughtcrime.securesms/latest/&quot;&gt;pas de tracker&lt;/a&gt;. A noter aussi que, si comme moi vous n’avez pas les googles services, avec WhatsApp il n’y avait pas de notification en fond de tâche (il fallait que l’appplication soit ouverte à l’écran). C’est pas nécessaire pour pour signal.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.chapril.org/XMPP&quot;&gt;Chatpril&lt;/a&gt; fournit également un serveur XMPP qui n’utilisera pas vos données.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://delta.chat/fr/&quot;&gt;Chat Delta&lt;/a&gt; est aussi opensource et utilise les protocoles mail pour fonctionner (IMAP et SMTP)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.viber.com/fr/&quot;&gt;viber&lt;/a&gt; créé par une société Israélienne et racheté par la société japonaise Rakuten. Il assure le chiffrement de bout en bout, et a déjà un milliard d’utilisateurs (notamment dans les pays d’Europe de l’Est). En revanche, il a &lt;a href=&quot;https://reports.exodus-privacy.eu.org/fr/reports/com.viber.voip/latest/&quot;&gt;10 trackers&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et puis, il y a encore plein d’autres solutions comme celles répertoriées &lt;a href=&quot;https://www.techolac.com/whatsapp-alternatives/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous en utilisez une autre, et que vous voulez partager votre expérience, ça m’intéresse, je l’ajouterai.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edit&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&quot;https://www.wired.com/story/whatsapp-facebook-data-share-notification/&quot;&gt;cet autre article&lt;/a&gt; précise que depuis déjà 2016, Facebook récupère les données de whatsapp. Comme dit Evan Greer, sous-directeur du groupe pour les droits numériques &lt;a href=&quot;https://www.fightforthefuture.org/&quot;&gt;Fight For The Future&lt;/a&gt; : &lt;em&gt;“Je ne fais confiance à aucun produit de Facebook. Leur modèle d’affaire est basé sur la surveillance. Ne l’oubliez jamais.”&lt;/em&gt;. Mieux vaut tard que jamais.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Liens sur Facebook et la démocratie:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.nytimes.com/2020/09/18/opinion/facebook-democracy.html&quot;&gt;Facebook Has Been a Disaster for the World&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.buzzfeednews.com/article/craigsilverman/facebook-ignore-political-manipulation-whistleblower-memo&quot;&gt;“I Have Blood on My Hands”: A Whistleblower Says Facebook Ignored Global Political Manipulation&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://edition.cnn.com/2020/06/30/opinions/maria-ressa-facebook-intl-hnk/index.html&quot;&gt;Journalists like Maria Ressa face death threats and jail for doing their jobs. Facebook must take its share of the blame&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.cbsnews.com/news/facebook-donald-trump-copy-account-flagged-inciting-violence/&quot;&gt;Facebook page that copies President Trump’s posts gets flagged for violence – when the president’s didn’t&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.buzzfeednews.com/article/ryanmac/facebook-profits-military-gear-ads-capitol-riot&quot;&gt;200~Facebook Has Been Showing Military Gear Ads Next To Insurrection Posts&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Sat, 09 Jan 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/pourquoi-quitter-whatsapp/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/pourquoi-quitter-whatsapp/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Fiche de lecture - DroidMaker par Michael Rubin</title>
			<description>&lt;p&gt;Je vous propose une petite fiche de lecture sur un livre que j’ai lu récement et qui m’a beaucoup plu. Ce n’est pas
directement lié au sujet de ce blog (en gros, le développement logiciel), mais j’ai trouvé le sujet suffisament proche
et intéressant pour que cet article figure ici. Vous me direz ce que vous en pensez.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;(Note : &lt;em&gt;Cet article a également été publié sous une forme proche sur
&lt;a href=&quot;https://techblog.deepki.com/fiche-lecture-droidmaker/&quot;&gt;le techblog de Deepki&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;droidmaker-par-michael-rubin&quot;&gt;&lt;em&gt;DroidMaker&lt;/em&gt; par Michael Rubin&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/droidmaker/droidmaker.jpg&quot; alt=&quot;DroidMaker&quot; class=&quot;center&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/droidmaker.jpg&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;DroidMaker&quot; /&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;DroidMaker: George Lucas and the Digital Revolution&lt;/em&gt; (quel titre !) écrit par &lt;a href=&quot;https://about.me/rubin&quot;&gt;Michael Rubin&lt;/a&gt;,
a été publié en anglais en 2005 par Triad Pub Co. Il n’existe à ma connaissance pas de traduction en français à ce jour.
À noter : un site web (&lt;a href=&quot;http://www.droidmaker.com/&quot;&gt;droidmaker.com&lt;/a&gt;) a même été créé autour de ce livre, pour pouvoir
aller plus loin.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;de-quoi-est-ce-que-ça-parle-&quot;&gt;De quoi est-ce que ça parle ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;DroidMaker&lt;/em&gt; parle de la révolution &lt;strong&gt;totale&lt;/strong&gt; amenée par George Lucas (et Francis Ford Coppola) dans le cinema moderne,
le passage du monde des studios tout puissants (à l’ancienne) au cinéma moderne et indépendant (désormais &lt;em&gt;mainstream&lt;/em&gt;).
Où se situe cette révolution ?&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;dans le passage d’un corporatisme des studios hollywoodiens et des syndicats à plus de liberté et de créativité&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;le réalisateur en maître tout puissant (auparavant, c’était le règne des studios)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la révolution des effets spéciaux réalistes, en particulier par ordinateur&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les films entièrement générés par ordinateur (avec la création de Pixar et le premier long métrage 100% réalisé par
ordinateur, Toy Story)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les logiciels de montage vidéo et sonore&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;l’exigence pour la qualité des cinémas aux États-Unis, avec le standard THX&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;C’est le rêve d’indépendance d’un petit réalisateur prêt à investir durablement pour se créer les outils dont il a
besoin. C’est l’histoire d’un patron qui traite ses employés comme sa famille, en leur laissant une autonomie
incroyable, en leur faisant confiance.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;cinéma&quot;&gt;Cinéma&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;On démarre avec Francis Coppola et George Lucas qui se battent contre le système hollywoodien de l’époque. On y croise
également leurs comparses de la côte Est, Steven Spielberg et Martin Scorcese. Tous ont participé à cette émancipation
des studios hollywoodiens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Auparavant, la pression des syndicats était telle que non seulement il était impossible d’obtenir un poste sans recourir
au piston (par son oncle déjà présent au studio par exemple), mais il fallait vraiment partir du bas de l’échelle avant
de pouvoir obtenir un poste qui correspond plus à ses passions et à ses compétences (en gros, ça donnait du &lt;em&gt;Nous on en
a chié pour arriver là, pas de raison qu’il n’en soit pas autant pour toi. Va me chercher un café !&lt;/em&gt;). De quoi en
dégouter plus d’un très rapidement. Également, par la pression des syndicats, il était presque impossible de réaliser le
moindre film sans avoir l’obligation d’engager toute une floppée d’assistants-réal ou chef-op, même pour un petit film.
Ainsi, le cinéma indépendant ne pouvait quasiment pas exister car le budget minimum rien qu’en termes de salaires était
exorbitant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un aspect intéressant de la démarche de Coppola/Lucas, c’est d’avoir quitté la région de Los Angeles pour aller plus au
nord, vers San Francisco et la Silicon Valley. On comprend bien que la proximité avec la Silicon Valley aura des
conséquences sur leur façon d’aborder le cinéma et cela mènera à la création d’outils numériques inédits et à
l’informatisation du cinéma.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;img src=&quot;/images/droidmaker/LucasCoppola.png&quot; alt=&quot;George Lucas, Francis Coppola&quot; class=&quot;center&quot; /&gt;
    &lt;figcaption&gt;Francis Coppola et George Lucas (de gauche à droite)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;Francis Coppola et George Lucas (de gauche à droite)&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/LucasCoppola.png&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;George Lucas, Francis Coppola&quot; /&gt;

&lt;p&gt;Tous ces réalisateurs ont pu obtenir leur indépendance (financière, puis artistique) en utilisant les studios existants,
quitte à faire des oeuvres de commande, alimentaires (comme le Parrain !). Avec le succès est arrivé l’argent, et avec
l’argent, un nouveau système a pu naître des cendres moribondes du cinéma hollywoodien de l’époque. Ainsi, ce sont les
films de ces réalisateurs qui ont les premiers dépassé la barre symbolique des 100 millions de dollars de recette ; ceci
n’était pas arrivé depuis Autant en emporte le vent, un film de 1939 ! Désormais, ce seront eux les acteurs les plus
importants du cinéma américain.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lucasfilm-computer-division&quot;&gt;Lucasfilm Computer Division&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/droidmaker/Lucasfilm_Ltd.svg&quot; alt=&quot;Lucasfilm&quot; class=&quot;center&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/Lucasfilm_Ltd.svg&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;Lucasfilm&quot; /&gt;

&lt;p&gt;Le livre décrit de manière très détaillée (ce que nous ne ferons pas ici) l’histoire de la génération d’images par
ordinateurs, tout le chemin parcouru en particulier par Ed Catmull et Alvy Ray Smith depuis le
&lt;a href=&quot;http://www.nyit.edu/&quot;&gt;NYIT&lt;/a&gt;, le New York Institute of Technology, jusqu’à leur travail au sein de la Lucasfilm Computer
Division, en passant par le travail réalisé à l’Université de l’Utah, sans oublier la naissance de Pixar. On en apprend
d’ailleurs de belles sur la vente de Pixar à Steve Jobs…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une grande partie de ce voyage s’est constitué autour des grands défis pour créer un film entièrement réalisé sur
ordinateur, en particulier celui du &lt;em&gt;motion blur&lt;/em&gt; sans lequel les images trop nettes ne nous parraissent pas naturelles,
l’invention du canal alpha dans les images et la vidéo pour gérer l’information de transparence, l’invention du frame
buffer et ses limites, toutes les techniques d’ombrage, de textures, de calcul de surface, en bref toute la difficulté
de réaliser dans un temps acceptable des images impossibles à filmer en studio.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela m’a donné envie de voir certaines de ces réalisations, en particulier le court film
&lt;a href=&quot;https://vimeo.com/5810737&quot;&gt;Vol Libre&lt;/a&gt; présenté par Loren Carpenter au &lt;a href=&quot;http://www.siggraph.org/&quot;&gt;SIGGRAPH&lt;/a&gt; de 1980 (le
Special Interest Group in Graphics) : c’est le premier film réalisé à partir d’algorithmes fractals et ce fut une
révolution ; désormais, plus besoin de calculer tous les points d’un paysage à l’avance, il suffit de n’afficher que
ceux nécessaires à un moment donné selon la distance sujet-caméra, sans avoir besoin de tout calculer à l’avance (un
gain de temps précieux et un réalisme extraordinaire). Suite à ce coup de force, Loren Carpenter rejoindra la Lucasfilm
Computer Division qui deviendra plus tard Pixar.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des chapitres très denses, en particulier la partie New Yorkaise un peu rébarbative par moments, mais très riches en
apprentissages malgré tout.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;thx-et-le-son-des-salles-de-cinéma&quot;&gt;THX et le son des salles de cinéma&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;J’ai été surpris d’apprendre que les salles de cinéma de l’époque (fin des années 1970) étaient toutes dans un piteux
état ; j’avais une image de l’âge d’or du cinéma et pensais que la technique avait suivi, mais il n’en n’était en fait
rien ! Les systèmes de diffusion des images et du son dataient souvent de 20 ou 30 ans, dans un état d’entretien
déplorable avec un son mauvais (haut parleurs perforés, gauche/droite inversé). Quand un réalisateur s’échine coeur et
âme pour réaliser un film et qu’il le visualise dans une salle “normale”, la déception était immense. On imagine George
Lucas aller voir son Star Wars avec une image floue et mal éclairée, un son stéréo inversé dans lequel il manque toutes
les basses ou les aigus, alors qu’il disposait chez lui d’une salle dernier cri pour pouvoir apprécier le travail de ses
équipes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/droidmaker/thx.png&quot; alt=&quot;THX&quot; width=&quot;50%&quot; class=&quot;center&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/thx.png&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;THX&quot; /&gt;

&lt;p&gt;Il fallait prendre les choses en main, et George Lucas a travaillé énormément pour tirer vers le haut l’ensemble des
salles de cinéma des États-Unis en proposant le label THX, quitte à financer certaines salles prestigieuses avec ses
fonds propres. Cela a d’abord commencé dans la région de Los Angeles, afin de convaincre/démontrer aux huiles
d’Hollywood à quel point cet aspect de la diffusion est important, puis toutes les grandes villes ont suivi et George
Lucas a pu s’aider des studios hollywoodiens pour y parvenir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Aujourd’hui, d’immenses progrès ont été réalisés dans ce domaine, et c’est à George Lucas qu’on doit cela. Cela n’excuse
pas la course en avant actuelle vers toujours plus de technologie dans nos salles de cinéma (3D, 100 images/s) pour
vendre des billets toujours plus chers ou pour présenter une expérience du cinéma impossible à recréer chez soi, mais ce
n’est pas le sujet ici, ni celui du livre d’ailleurs.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lédition-non-linéaire-film-et-son&quot;&gt;L’édition non linéaire (film et son)&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Une grande partie du livre est également consacrée à la création des logiciels de montage “non linéaires” dont Adobe
Premiere ou Apple Final Cut pro sont aujourd’hui des hériters dans le domaine de l’image, Pro Tools dans le domaine du
son. Cela a pris des années pour les équipes de la Lucasfilm Computer Division pour créer ces deux logiciels et
métamorphoser complètement le montage d’un film ou l’enregistrement d’un album. Malgré un cuisant échec commercial, ils
ont ouvert la voie à tous les logiciels qu’on utilise désormais dans ces milieux.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;editdroid-et-limage&quot;&gt;EditDroid et l’image&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Pour le montage d’un film, il fallait auparavant noter dans des carnets quelle portion de film (au numéro d’image près)
de quelle bobine parmi les centaines disponibles il fallait physiquement &lt;em&gt;couper&lt;/em&gt; puis &lt;em&gt;coller&lt;/em&gt; pour faire le montage
final (tiens ! voilà d’où viennent ces termes de &lt;em&gt;couper/coller&lt;/em&gt; !). Cela pouvait représenter des centaines de chiffres
qu’il fallait noter consciencieusement dans des carnets, chaque monteur avait son propre système de notation. Impossible
dans ce cas de reprendre son travail après coup ou même de collaborer ! Il fallait ensuite synchroniser la piste son
avec l’image pour que la magie du cinéma opère. Un travail de titan. Tout était noté à la main, il fallait chercher la
bobine, la mettre dans le projecteur, noter les identifiants d’image, passer à la découpe, coller les images avec du
scotch, recommencer. Pour chaque plan. De tous les films.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Francis Coppola avait expérimenté une solution à base de vidéo. Les bandes vidéo sont beaucoup moins chères que les
bandes 35mm utilisées dans le cinéma. L’idée était d’avoir plusieurs copies du film cinéma, d’essayer plusieurs montages
pour choisir le meilleur pour ensuite réaliser le montage sur le film 35mm. Mais les différences de résolution (la vidéo
a une très faible résolution quand on la compare à la pellicule 35mm) mais surtout la différence du nombre d’images par
secondes entre les deux supports ont été fatales pour la création d’un tel outil (pour aller vite, la télévision va à 25
images par secondes et le cinéma de l’époque à 24 images par secondes et cela crée une nouvelle catégorie de problèmes
difficiles à résoudre).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il fallait donc pouvoir travailler de manière numérique. J’admire la vision exceptionnelle de ces chercheurs qui ont cru
à l’augmentation exponentielle des capacités de stockage des ordinateurs (avec un prix en baisse) sans lequel il était
tout simplement impossible du numériser un film en entier et de le faire tenir sur un disque dur (un disque dur dans les
années 1980 faisait 20 Mo). Pendant longtemps, les équipes ont travaillé sur des LaserDisc. Il s’agissait de la même
idée que pour la vidéo, à savoir avoir plusieurs copies du film pour accéder en temps réel à l’extrait que l’on désire,
mais sans les soucis de difference du nombre d’images par seconde évoqués plus haut.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le produit qui en a résulté se nommait &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/EditDroid&quot;&gt;EditDroid&lt;/a&gt;. Voici une photo de la
console de travail, nommée “Darth Vador” :&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;img src=&quot;/images/droidmaker/EditDroid.png&quot; alt=&quot;EditDroid&quot; class=&quot;&quot; /&gt;
    &lt;figcaption&gt;La console EditDroid - Darth Vador&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;La console EditDroid - Darth Vador&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/EditDroid.png&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;EditDroid&quot; /&gt;

&lt;h3 id=&quot;sounddroid-et-le-son&quot;&gt;SoundDroid et… le son&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/SoundDroid&quot;&gt;SoundDroid&lt;/a&gt;, l’éditeur non linéaire pour le son. C’est avec ce logiciel qu’a
été créé le fameux son THX (nommé &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Deep_Note&quot;&gt;Deep Note&lt;/a&gt;), cette montée incroyable d’un
son grave vers un son aïgu, quelque chose d’auparavant impossible à réaliser avec des instruments de musique
traditionnels. SoundDroid permettait de faire du montage audio, mais aussi de la synthèse sonore, d’ajouter
numériquement des effets de réverbération, de faire du mixage et de l’enregistrement, de cataloguer tous les effets
sonores possibles sans avoir besoin de se déplacer dans la salle des archives : l’ancêtre de tous les ProTools et autres
DAW (Digital Audio Workstation) du marché actuel, tels que Cubase, ACID, SONAR ou encore Garage Band.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici une impression d’écran de logiciel en cours de fonctionnement :&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;img src=&quot;/images/droidmaker/SoundDroid.png&quot; alt=&quot;SoundDroid&quot; class=&quot;&quot; /&gt;
    &lt;figcaption&gt;Un screenshot de SoundDroid&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;Un screenshot de SoundDroid&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/SoundDroid.png&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;SoundDroid&quot; /&gt;

&lt;h2 id=&quot;les-jeux-vidéos-et-atari&quot;&gt;Les jeux vidéos et Atari&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Toute une partie de l’ouvrage concerne l’aventure d’&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Atari&quot;&gt;Atari&lt;/a&gt;, “premier” éditeur de
jeux vidéos à l’échelle mondiale jusqu’au crash des jeux vidéos américains de 1983 avec le tristement célèbre
&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/E.T._the_Extra-Terrestrial_%28jeu_vid%C3%A9o%29&quot;&gt;E.T.&lt;/a&gt;, le “pire jeu vidéo de
l’histoire”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/droidmaker/ET2600-Pit.gif&quot; alt=&quot;ET&quot; class=&quot;center&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image&quot; content=&quot;https://techblog.deepki.com/images/droidmaker/ET2600-Pit.gif&quot; /&gt;

&lt;meta property=&quot;og:image:alt&quot; content=&quot;ET&quot; /&gt;

&lt;p&gt;Je ne rentre pas ici dans les détails, mais c’est une partie vraiment très intérressante, surtout si comme moi on
s’intéresse aussi à l’histoire des jeux vidéos.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;ce-que-jai-plus-ou-moins-aimé&quot;&gt;Ce que j’ai plus ou moins aimé&lt;/h2&gt;

&lt;h3 id=&quot;jai-plutôt-bien-aimé&quot;&gt;J’ai plutôt bien aimé&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;ce livre n’est pas une ode au “génie visionnaire” de Lucas (il le présente au contraire comme quelqu’un de très
humain), mais plutôt un long hommage appuyé à toutes ses équipes et à tous ceux qui ont fait la magie Lucasfilms&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les notes de page qui fourmillent&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la qualité de la recherche réalisée&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;ouvrir le rideau des grands films pour voir dans les coulisses&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;le bon dosage histoire / technique / informatique&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les titres de chapitres énigmatiques ou ultra référencés dont on comprend le sens en fin de chapitre&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;de manière générale, le fait d’avoir appris autant sur tant du sujets différents en un seul livre&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;jai-plutot-moins-aimé&quot;&gt;J’ai plutot moins aimé&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;certains chapitres un peu longs par rapport aux autres plus excitants (en particulier toute la partie sur New York est
un peu rébarbative)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;le tarif élevé (même d’occasion)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2 id=&quot;conclusion&quot;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Voilà ! Évidement, le livre couvre encore de nombreux autres aspects qu’on ne peut aborder ici (sinon cet article ferait
3 km de long), mais j’espère vous avoir donné envie de lire ce livre qui est véritablement passionnant.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Des liens à retenir ou pour aller plus loin avec Michael Rubin l’auteur de l’ouvrage :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.droidmaker.com/&quot;&gt;droidmaker.com&lt;/a&gt; : le site-“satellite” autour du livre ; je vous conseille en particulier
&lt;a href=&quot;https://www.droidmaker.com/full-bibliography&quot;&gt;la bibliographie complète&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://about.me/rubin&quot;&gt;la page personnelle de l’auteur&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://www.linkedin.com/in/mrubin&quot;&gt;son profil LinkedIn&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://droidmaker.blogspot.com/&quot;&gt;le blog de l’auteur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.byrubin.com/&quot;&gt;le porfolio photo de l’auteur&lt;/a&gt; (plutôt doué le gars)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/fiche-lecture-droidmaker/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/fiche-lecture-droidmaker/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Computer Grrrls - Au delà du militantisme féministe</title>
			<description>&lt;p&gt;Résumé des deux précédents épisodes : les filles, très présentes dans l’informatique depuis le début ont été évincées par des hommes qui ont compris l’importance qu’allait avoir l’informatique. Leur nombre qui représentait 40% des emplois dans le secteur autour des années 70 va culminer à la moitié des années 80 pour décroitre fortement et durablement par la suite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La fin des années 80, c’est aussi le moment où s’invente &lt;em&gt;Internet&lt;/em&gt;: “le réseau des réseaux”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur ce réseau mondial naissant, le cyberféminisme va apparaître de manière simultanée en plusieurs endroits de la planète, tel un virus spontané, inconnu, qui &lt;a href=&quot;https://www.obn.org/reading_room/writings/html/truth.html&quot;&gt;refuse de se définir&lt;/a&gt; et d’être catalogué, de rentrer dans la case d’une taxinomie nécessairement réductrice :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;[le cyberféminisme] est basé sur l’idée de créer un label universel pour un discours interdisciplinaire à propos du genre.
Cornelia Sollfrank&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/grrrls_need_modems.png&quot; width=&quot;500&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Australie, à Adélaïde pendant l’été 1991 un collectif de femmes met en ligne &lt;a href=&quot;https://vnsmatrix.net/the-cyberfeminist-manifesto-for-the-21st-century/&quot;&gt;“the cyberfeminist manifesto for the 21st century”&lt;/a&gt; un texte subversif où la pornographie “faite par et pour les femmes” est mélangée à de la technologie et l’envie de confisquer les jouets informatiques aux hommes pour les redresser de manière plus adaptée aux femmes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant ce temps, &lt;strong&gt;Sadie Plant&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;Nancy Patterson&lt;/strong&gt;, écrivaines et artistes respectivement britannique et canadienne, créent dans des article, en 1991, les bases du cyberféminisme visant la réappropriation des technologies de l’information par les femmes et l’utilisation de ces technologies pour lutter contre la culture patriarcale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/stacy_horn.jpg&quot; width=&quot;485&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puis de nombreux mouvements naissent sur internet dans tous les pays occidentaux, parfois appuyés par des protocoles différents comme par exemple l’initiative d’&lt;a href=&quot;https://www.echonyc.com/&quot;&gt;ECHO&lt;/a&gt; (East Coast Hang Out) créé par Stacy Horn. Il s’agissait d’un forum de discussion basé sur telnet. A la fin des années 80 seuls 10% des utilisateur·trice·s sur internet étaient des femmes, mais sur ECHO il y en avait 50%.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;extension-du-domaine-de-la-lutte&quot;&gt;Extension du domaine de la lutte&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Certains de ces mouvements voient le jour en dehors d’internet puis l’investissent dans un second temps. Le livre “The cyberpunk Fakebook” - &lt;strong&gt;St Jude&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;R.U Sirius&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bart Nagel&lt;/strong&gt; mentionnent les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Riot Grrrls!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Riot Grrrls! These are fierce girls who like tech&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;C’est un mouvement musical punk né dans l’état de Washington, et qui s’implique dans l’art et les actions politiques. Ce mouvement dénonce les problèmes liés au viol, à la violence domestique, le sexisme, le racisme, et militent pour la montée en puissance des femmes. C’est Jude Milhan (alias St Jude) qui va déclarer dans une interview du magazine Wired “je pense que la tech va résoudre tous nos problèmes, les filles ont besoin de modems” en 1995. La campagne #metoo (ou #balancetonporc en francais) en 2017 émane de ces mouvements.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Geek Girl hyperzine (magazine en ligne) cyberféministe lancé par l’australienne &lt;strong&gt;Rosie Cross&lt;/strong&gt; alias RosieX est toujours &lt;a href=&quot;http://geekgirl.com.au&quot;&gt;en activité&lt;/a&gt; depuis 1995. &lt;strong&gt;Nathalie Magnan&lt;/strong&gt; traduit l’essai “&lt;em&gt;cyborg manifesto&lt;/em&gt;” de &lt;strong&gt;Donna Haraway&lt;/strong&gt;, et va diffuser cette culture en France. L’exposition Computer Grrrls lui est dédiée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/edit-a-thon.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 2013 des initiatives &lt;em&gt;Edit-a-thon&lt;/em&gt; sont organisés par &lt;a href=&quot;http://www.artandfeminism.org&quot;&gt;Art+Feminism&lt;/a&gt; pour corriger les biais présents dans wikipedia en défaveur de la représentation des femmes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces luttes “féministes” vont bien au delà de la (re)valorisation des femmes dans l’informatique ou sur internet, elles sont aussi des luttes LGBT, ethniques ou sociales. Leur but est plus largement de favoriser les catégories sous-représentées sur la toile et au delà.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lenseignement-de-linformatique-aux-filles&quot;&gt;L’enseignement de l’informatique aux filles&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;L’enseignement de l’informatique ayant été phagocyté par les hommes, il est nécessaire de rétablir un équilibre pour que les femmes puissent  être intégrées de manière durable et en proportion plus importante (pourquoi pas la parité ?) dans les métiers informatiques au sein des entreprises. Aujourd’hui il existe de nombreuses associations, de programmes et de groupes qui militent pour l’enseignement et la valorisation des compétences informatiques des femmes, sortir des préjugés et stéréotypes qui perdurent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On peut citer par exemple :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://ada-school.com/&quot;&gt;Ada Tech School&lt;/a&gt; : “l’École Tech qui casse les codes” avec &lt;a href=&quot;https://ada-school.com/manifesto&quot;&gt;un manifeste&lt;/a&gt; qui vise à “+ de filles, + de confiance, + de sens”&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;le &lt;a href=&quot;http://wifilles.org/&quot;&gt;programme wifille&lt;/a&gt; qui se donne comme objectif de faire maîtriser les outils multimédia en particulier aux filles. Ils participent activement aux hashtags &lt;a href=&quot;https://twitter.com/hashtag/becausegirlscan&quot;&gt;#becausegirlscan&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;https://twitter.com/hashtag/WomenInTech&quot;&gt;#womenintech&lt;/a&gt; sur les réseaux sociaux&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://socialbuilder.org/&quot;&gt;Social Builder&lt;/a&gt; est une startup qui construit la mixité dans les métiers du numérique et l’entrepreneuriat. Ils ont des formations telles que “&lt;em&gt;Women in AI&lt;/em&gt;” en partenariat avec &lt;a href=&quot;https://vivadata.org&quot;&gt;Vivadata&lt;/a&gt;, “&lt;em&gt;Women coding academy&lt;/em&gt;” avec &lt;a href=&quot;https://www.lewagon.com/fr&quot;&gt;le Wagon&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://femmes-numerique.fr&quot;&gt;Femmes@Numérique&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.frequence-ecoles.org/&quot;&gt;Fréquence Écoles&lt;/a&gt; accompagne les pratiques numériques et met en avant par sa communication les femmes dans l’informatique (des stickers Ada Lovelace, Evelyn Berezin, Shirley Ann Jackson, Roberta Williams, Hedy Lamarr, Margaret Hamilton)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Les Coding Goûters sont des après midi de code en familles avec une absence de distinction de genre entre les participant·e·s.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.womenwhocode.com/&quot;&gt;Women Who Code&lt;/a&gt; (anglais) vise à rétablir une proportion identique à la population des femmes dans les dirigeants techniques, les exécutifs, les entrepreneurs, les inverstisseurs, les conseils d’administration, et les ingénieurs informaticiens&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Après &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/30/a-l-ecole-42-il-y-a-du-sexisme-mais-ce-n-est-pas-non-plus-l-enfer_5222769_4401467.html&quot;&gt;des débuts difficiles&lt;/a&gt; l’école 42 semble avoir revu sa politique de parité, et fait des efforts pour attirer des filles. &lt;a href=&quot;https://www.linkedin.com/in/sophie-viger-bbb5388/&quot;&gt;Sophie Viger&lt;/a&gt; est la nouvelle directrice depuis un an.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://gcc.prologin.org/&quot;&gt;Girls Can Code&lt;/a&gt; propose des stage d’informatique pour les collégiennes et lycéennes&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.ladiesofcode.com&quot;&gt;Ladies of Code&lt;/a&gt; avec la &lt;a href=&quot;https://paris.ladiesofcode.com&quot;&gt;déclinaison Française&lt;/a&gt; est une communauté de filles qui développent, se forment à la programmation et s’entraident. Des événements sont régulièrement proposés.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://girlsintech.org/&quot;&gt;Girls In Tech&lt;/a&gt; est une organisation non gouvernementale américaine fondée en 2007 qui luttre contre les inégalités de genre dans l’informatique. Pour ça ils organisent des hackatons, bootcamps, pour fournir du support aux femmes dans la technologie.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Voila, cet article clôt ce retour en 3 parties sur l’exposition computer girrrls. Si vous avez des retours, des réflexions sur le sujet, des liens à communiquer, n’hésitez pas à commenter ou nous envoyer un message.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aussi dans la série :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/computer_grrrls_1/&quot;&gt;Les débuts de l’informatique&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/computer_grrrls_2/&quot;&gt;la contre culture “nerd”&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Thu, 25 Jul 2019 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_3/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_3/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Computer Grrrls - la contre culture "nerd"</title>
			<description>&lt;p&gt;Résumé de l’&lt;a href=&quot;/computer_grrrls_1/&quot;&gt;épisode précédent&lt;/a&gt; : au début de l’informatique, les femmes étaient très présentes, puis (aux Etats-Unis) leur proportion a drastiquement diminué à partir du milieu des années 1980.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Sixteen Legs&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/sixteen_legs.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour en comprendre les raisons, il nous faut revenir un peu en arrière. C’est au début des années 70 que les choses ont commencé à changer. Les femmes représentent environ 40% des emplois informatiques. Le management est masculin et il règne à cette époque un esprit paternaliste. Par exemple &lt;strong&gt;Mary Lee Berner-Lee&lt;/strong&gt; (la maman de Tim, et donc la Grand’Ma du Web) travaillait chez Ferranti pendant les années 50 (qui a commercialisé le premier ordinateur éléctronique généraliste &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferranti_Mark_I&quot;&gt;Ferranti Mark I&lt;/a&gt;). Cette société justifiait les plus hauts salaires des hommes car ils devaient soutenir financièrement femme et enfants [2]. Mais avec le temps et leurs compétences, certaines femmes sont devenues expertes (comme nous l’avons vu dans l’article précédent).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les dirigeants des services et sociétés informatique (des hommes donc) ont compris la puissance de cette discipline. &lt;strong&gt;Ils ont compris l’intérêt économique, la valorisation croissante des emplois&lt;/strong&gt; relatifs à la construction, la gestion et la programmation des ordinateurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ils ont alors progressivement changé l’image de la programmation informatique et la présentent comme une activité scientifique de haut niveau qui serait adaptée aux hommes. Les publicités évoluent pour attirer les hommes dans le domaine. Ils changent même &lt;em&gt;“Computer Programming”&lt;/em&gt; (travail d’opératrice), en &lt;em&gt;“Software Engineering”&lt;/em&gt; plus proche de l’ingénierie et plus prisé des hommes. Ils créent des associations de professionnels, élaborent des tests de sélection favorisant les sciences (et donc… les hommes), à partir du service civil (en Angleterre, dans lequel se trouvait une majorité d’hommes)[2].&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/images/computer_grrrls/introducing_apple2.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Sixteen Legs&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/introducing_apple2.jpg&quot; width=&quot;220&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ils excluent les femmes des événements (comme à la conférence de Garmisch SE’68 en Allemagne)[1], disent qu’elles ne sont pas adaptées au travail de nuit (alors que déjà à l’époque les ordinateurs doivent tourner en 24/7)[2]. Dans les publicités, elles ne sont plus des informaticiennes mais des présentatrices sexualisées, coûtant cher et devant être remplacées par des technlogies plus avancées :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“qu’est-ce qui a 16 jambes, 8 langues bien pendues et qui vous coûte au moins 40,000 dollars par an ?”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Développent un esprit misogyne avec des blagues :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“les bandes magnétiques sont si hautes que si une femme doit en changer une, son soutient-gorge va lâcher!” [2]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;qui de manière intentionnelle ou non ont commencé à rendre difficile l’intégration de nouvelles recrues féminines. Le ver est dans la pomme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wheels.org/spacewar/stone/rolling_stone.html&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.wheels.org/spacewar/stone/parc.jpg&quot; width=&quot;220&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant ce temps, &lt;strong&gt;la contre-culture informatique du “hacker” se développe&lt;/strong&gt;. Comme dans &lt;a href=&quot;http://www.wheels.org/spacewar/stone/rolling_stone.html&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt; du magazine &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rolling Stone&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; du 7 décembre 1972&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“Those magnificent men with their flying machines, scouting a leading edge of technology which has an odd softness to it”.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Néo-hippies qui travaillent dans des environnements cools, proches des startups de maintenant, hommes blancs, jeunes, qui programment des ordinateurs, vivent confortablement de cette activité et jouent avec, créent des jeux :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“Sometimes it’s hard to tell the difference between recreation and work, happily”.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;En 1972 aux États-Unis cette nerd-culture est encore underground : les connaissances ne circulent pas autant qu’aujourd’hui, internet est encore en gestation, TCP/IP est créé en 1974 pour uniformiser le réseau ARPANET, mais ne sera adopté qu’en 1983.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les micro-ordinateurs apparaissent dans les années 80&lt;/strong&gt;, le marketing va cibler principalement les garçons/hommes qui vont utiliser le peu de puissance de ces machines pour faire tourner &lt;strong&gt;des jeux&lt;/strong&gt;. Lorsque les écoles et les universités voudront enseigner l’informatique, les hommes ayant passé des heures sur ces machines, à trouver des astuces pour avoir plus de vies, faire sauter les clés de protections, arriver à exécuter un jeu avec 64Ko de mémoire, vont naturellement être favorisés et s’en accaparer les métiers.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/war_game.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le nombre de femmes dans l’informatique plafonne. Le remplacement des femmes par les hommes a débuté il y a 10 ans, War Game est sorti en 1983 et met en scène un jeune geek qui sauve la planète avec un ordinateur et pécho la fille. &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Revenge_of_the_Nerds&quot;&gt;Revenge of the Nerds&lt;/a&gt; est sur les écrans un an plus tard, la “Game Boy” est commercialisée en 1989. Les écoles d’informatique sont pleines de jeunes hommes blancs. Ce processus n’est ni le fruit du hasard, ni d’une désaffection des femmes pour la discipline mais d’une éviction brutale et délibérée par les hommes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La culture internet, va être développée essentiellement par et pour ces hipsters qui veulent un espace où la culture est gratuite, accessible à tous grâce à des protocoles standards et ouverts. Les femmes auront beaucoup de mal ensuite à s’y faire une place, comme il est souvent dit dans les &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Usenet&quot;&gt;forums usenet&lt;/a&gt; de l’époque :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“Everyone knows there are no women on the internet”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Nous verrons comment elles vont revenir dans notre dernier article de cette série.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Références&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
  &lt;li&gt;exposition “&lt;a href=&quot;https://gaite-lyrique.net/en/event/computer-grrrls&quot;&gt;Computer Grrrls&lt;/a&gt;” à la Gaîté Lyrique&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://programmedinequality.com/&quot;&gt;Programmed Inequality&lt;/a&gt; - How Britain Discarded Women Technologists and Lost Its Edge in Computing&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aussi dans la série :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/computer_grrrls_1/&quot;&gt;Les débuts de l’informatique&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;(A suivre) Au delà du féminisme&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Sat, 11 May 2019 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_2/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_2/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Computer Grrrls - Les Débuts de l'informatique</title>
			<description>&lt;p&gt;Ma fille, fervente adepte des coding goûters fait un parcours thématique pour le brevêt des collèges sur le sujet de la place des femmes dans l’informatique, et m’a signalé cette exposition “&lt;a href=&quot;https://gaite-lyrique.net/en/event/computer-grrrls&quot;&gt;Computer Grrrls&lt;/a&gt;” à la Gaîté Lyrique. Si vous avez l’occasion d’y aller, courrez-y. Pour ceux qui ne pourront pas, voici une série de 3 articles qui propose un petit parcours historique de l’informatique avec un biais opposé à celui du récit habituel : en réhabilitant les femmes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous verrons dans les deux prochains articles, pourquoi leur nombre a décliné et la contre culture “nerd”. Enfin, les mouvements de militantismes nécessaires à leur réinvestissement du domaine pour l’avenir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Car oui, la place des femmes dans ce domaine n’a pas toujours été aussi faible que maintenant, comme le montre cette courbe :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/computer_grrrls/women-in-compsci-majors-768x549.png&quot; alt=&quot;Image : évolution de la place des femmes en science&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La question à laquelle nous voulions répondre en allant à cette exposition était :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Pourquoi la proportion des femmes dans l’informatique chute brutalement et durablement à partir de 1984 environ ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/images/computer_grrrls/Ada_Lovelace_portrait.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Ada Lovelace&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/Ada_Lovelace_portrait.jpg&quot; height=&quot;200&quot; width=&quot;140&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au départ était la programmation… sur le papier : en 1843, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ada_Lovelace&quot;&gt;Ada Lovelace&lt;/a&gt; part de la description de la machine analytique de Charles Babbage pour réaliser le premier programme destiné à être exécuté par une machine. Cela lui vaut d’être considérée comme la première programmeuse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un peu plus tard, les machines à écrire sont de plus en plus utilisées dans le métier de secrétaire essentiellement occupé par les hommes. Très vite, de par la proximité avec le piano et la minutie de la frappe, les femmes sont associées à la machine à écrire. Remington qui fabrique des machines à coudre (essentiellement utilisées par des femmes) se met à produire des machines à écrire. Entre 1870 et 1930 la part des femmes dactylos passe de 4,5% à 95,6%, devenant expertes des claviers.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant la première guerre mondiale, les hommes étant au front, les femmes sont employées à produire des tables balistiques et de navigation. Elles sont appelées “computer”. Idem pour l’effort de guerre en 39-45, en plus elles aident aussi à déchiffrer les messages codés grâce à des machines de cryptanalyse à cartes perforées, comme Colossus, un ancêtre des ordinateurs. Sur Betchley park, le principal site de déchiffrage où travaillait &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Turing&quot;&gt;Alan Turing&lt;/a&gt;, deux tiers des 10 000 personnes sont des femmes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/images/computer_grrrls/Hedy_Lamarr.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Hedy Lamarr&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/Hedy_Lamarr.jpg&quot; height=&quot;160&quot; width=&quot;140&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Egalement pendant la 2e guerre mondiale, en 1941, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Hedy_Lamarr#L'inventrice&quot;&gt;Hedy Lamarr&lt;/a&gt; invente un système de télécommunication pour le pilotage des torpilles radio-guidées. Il permet de rendre indétectables leur pilotage aux adversaires. Il s’agit de l’&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89talement_de_spectre_par_saut_de_fr%C3%A9quence&quot;&gt;étalement de spectre par saut de fréquence&lt;/a&gt; ou FHSS, qui sert encore aujourd’hui pour le WIFI ou le GPS.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A la fin de la guerre six de ces femmes “calculatrices” sont embauchées pour programmer l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator And Computer), un ordinateur de 25m et 30 tonnes destiné à faire des calculs balistiques. Elles sont appelées les “ENIAC girls” : &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Kathleen_Antonelli&quot;&gt;Kay McNulty&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bartik&quot;&gt;Betty Jennings&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Betty_Holberton&quot;&gt;Betty Snyder&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Marlyn_Meltzer&quot;&gt;Marlyn Meltzer&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Frances_Spence&quot;&gt;Fran Bilas&lt;/a&gt;, et &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruth_Teitelbaum&quot;&gt;Ruth Lichterman&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au même moment, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Grace_Hopper&quot;&gt;Grace Hopper&lt;/a&gt;, lieutenant dans la marine Américaine travaille sur l’ordinateur Harvard Mark I. Elle quitte la marine américaine pour le Computation Laboratory d’Harvard qui oeuvre au développement des ordinateurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Grace Hopper&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/Grace_Hopper_and_UNIVAC.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 1949 elle rejoint le projet UNIVAC I à Philadelphie, racheté par…la société Remington (qui se spécialise également dans l’informatique et deviendra plus tard Unisys). Elle pense que :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;un langage informatique doit pouvoir être créé pour fonctionner sur plusieurs machines différentes alors qu’à l’époque chaque machine avait son fonctionnement propre&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;ce langage doit se rapprocher de l’anglais plutôt qu’une suite d’instructions machine comme l’assembleur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Elle vient d’inventer le “langage informatique”. Ses idées serviront de base pour la création du COBOL en 1959.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En France, en 1955, IBM demande au philologue Jacque Perret de trouver une traduction au mot anglais “computer”. Il propose “ordinateur” pour la proximité avec le &lt;em&gt;“Dieu qui met de l’ordre dans le monde”&lt;/em&gt;, mais préfère &lt;a href=&quot;https://centenaireibmfrance.blogspot.com/2014/04/1955-terme-ordinateur-invente-par-jacques-perret.html&quot;&gt;“ordinatrice électronique”&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;En relisant les brochures que vous m’avez données, je vois que plusieurs de vos appareils sont désignés par des noms d’agent féminins (trieuse, tabulatrice). Ordinatrice serait parfaitement possible et aurait même l’avantage de séparer plus encore votre machine du vocabulaire de la théologie. (…) Il me semble que je pencherais pour ordinatrice électronique.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;IBM retiendra le mot “ordinateur”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/images/computer_grrrls/Mary-Kenneth-Keller-768x574.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Mary Kenneth Keller&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/Mary-Kenneth-Keller-768x574.jpg&quot; height=&quot;140&quot; width=&quot;180&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 1958 &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Kenneth_Keller&quot;&gt;Mary Kenneth Keller&lt;/a&gt; participera à la première implémentation du langage BASIC. Elle sera la première femme à obtenir un Ph.D en informatique aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On peut le voir, à cette époque les femmes sont très présentes dans le domaine. Si bien qu’en 1967 il y en avait tellement dans l’informatique (à peu près 40%) que le magazine Cosmopolitan a publié un article sur les &lt;a href=&quot;https://www.siliconrepublic.com/people/women-in-technology-the-computer-girls-cosmopolitan&quot;&gt;“Computer Girls”&lt;/a&gt; accompagné d’images de femmes au travail devant leurs ordinateurs et citant Grace Hopper&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“Women are ‘naturals’ at computer programming”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.flickr.com/photos/benklaasen/31028612761/in/album-72157676781509046/&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; alt=&quot;Mary Kenneth Keller&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/computer_girls.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/images/computer_grrrls/Margaret_Hamilton.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Margaret Hamilton à côté de son programme imprimé sur papier&quot; src=&quot;/images/computer_grrrls/Margaret_Hamilton.jpg&quot; height=&quot;160&quot; width=&quot;140&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ajoutons encore deux anectodes : en 1969 &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Margaret_Hamilton_(scientist)&quot;&gt;Margaret Hamilton&lt;/a&gt; a permi à la mission Appollo 11 de se poser sans encombre sur la lune en dépit de la surcharge de l’ordinateur de bord au moment de l’alunissage. Son programme avait détecté les erreurs et exécutait de manière asynchrone les opérations non critiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin en 1972 &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Karen_Sp%C3%A4rck_Jones&quot;&gt;Karen Spärck Jones&lt;/a&gt; mathématicienne et informaticienne va développer le traitement du langage naturel et sera à la base de l’IDF (Inverse Document Frequency)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle dira :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“Computing is too important to be left to men.”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;C’est justement à cette période que les hommes vont s’investir dans l’informatique et en expulser les femmes. La suite au &lt;a href=&quot;/computer_grrrls_2/&quot;&gt;prochain épisode&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aussi dans la série :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/computer_grrrls_2/&quot;&gt;la contre culture “nerd”&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;(A suivre) Au delà du féminisme&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Sun, 05 May 2019 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_1/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/computer_grrrls_1/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>L'écoconception et le "software craftmanship" ?</title>
			<description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/aof2014.jpg&quot; alt=&quot;Image : le bourgeois gentilhomme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lors de l’&lt;a href=&quot;http://agileopenfrance.com/&quot;&gt;Agile Open France&lt;/a&gt;, j’ai été déçu que mon sujet sur l’écoconception n’ait pas attiré grand monde : nous étions au plus 5. Pour ceux qui ne connaissent pas l’événement, il y a beaucoup d’indépendants, &lt;em&gt;coaches&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;software craftmen&lt;/em&gt; passionnés. C’est précisément ce qui m’intéressait : l’avis d’experts du développement. Mais le peu de personnes “votant avec leurs pieds” pour l’écoconception était déjà un enseignement, et grâce aux personnes qui sont venues échanger sur le sujet (merci à elles), j’ai pu comprendre pourquoi.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“c’est un problème d’optimisation, ça coûte”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Effectivement, c’est un soucis d’efficacité. Et ce problème est souvent abordé par nécessité économique. Lorsque vous faites en sorte d’utiliser 5 serveurs au lieu de 20 pour le même nombre d’utilisateurs, afin de baisser les coûts d’exploitation de votre service, vous faites de l’écoconception.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On retrouve la proximité entre les termes &lt;strong&gt;éco-nomique&lt;/strong&gt; (de “&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Oikos&quot;&gt;Oikos&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;” la maison, “&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://fr.wiktionary.org/wiki/nomos&quot;&gt;nomos&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;” l’administration) et &lt;strong&gt;éco-logique&lt;/strong&gt; (“&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Logos&quot;&gt;logos&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;” le récit). Ce n’est pas toujours le cas, mais dans l’exploitation de services web, l’amélioration des performances économiques va en général de pair avec celle des performances écologiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et donc, ce n’est pas un sujet, car un bon &lt;em&gt;craftman&lt;/em&gt; ou artisant logiciel, gardera toujours en tête l’efficacité des programmes qu’il développe, sans en faire une priorité.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“L’optimisation prématurée est la racine de tous les maux” – &lt;a href=&quot;http://wiki.c2.com/?PrematureOptimization&quot;&gt;Donald Knuth&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Car de l’autre côté, si on considère non plus l’efficacité de l’exploitation des programmes sur les serveurs, mais l’efficacité du développement et de la maintenance de ces programmes, l’optimisation coûte, et peut même coûter très cher. L’optimisation du code et lisibilité/testabilité sont antinomiques : l’amélioration du temps de traitement d’un programme par la machine demandera à l’humain plus d’efforts pour le comprendre. Essayez de lire de l’assembleur, du javascript minifié ou du bytecode. Essayez également de poser des tests unitaires sur du code Java principalement statique (ecoconception web &lt;a href=&quot;https://checklists.opquast.com/ecoconception-web/criteria/utiliser-des-variables-statiques&quot;&gt;bonne pratique n°66&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La mise en évidence des améliorations de performances est elle aussi coûteuse : faire des programmes de tests de charge, des campagnes de benchmark.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plus le code est optimisé, plus il sera cher à élaborer et à maintenir. Les sociétés qui développent des services en ligne veulent diminuer les coûts de développement. L’amélioration des performances n’est considérée que si le sujet est mis sur le devant de la scène par les utilisateurs, ou par la gestion de l’exploitation.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;“le vrai sujet c’est l’expérience utilisateur”&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Si l’optimisation d’un programme permet de faire de l’écoconception, l’amélioration de l’expérience utilisateur peut aussi entraîner des gains d’utilisation des resources. La minification des fichiers javascript et CSS assure de meilleurs temps de chargement d’un site et une réactivité de service. De la même manière, le &lt;em&gt;offline first&lt;/em&gt; évite à l’utilisateur de télécharger des données inutiles sur son forfait mobile et fluidifie les interractions avec l’application.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’écoconception est donc au &lt;em&gt;craftman&lt;/em&gt; ce que la prose est à Monsieur Jourdain.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/bourgeois_gentilhome.jpg&quot; alt=&quot;Image : le bourgeois gentilhomme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;optimisation-certes-et-aussi&quot;&gt;Optimisation certes, et aussi&lt;/h2&gt;

&lt;h3 id=&quot;des-choix-technologiques&quot;&gt;des choix technologiques&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons améliorer notre code pour consommer moins de CPU, de mémoire et de réseau. C’est vrai pour un environnement donné mais qu’en est-il de l’impact sur la consommation d’énergie d’un serveur d’application en PHP, Java, python, nodeJS, ruby, etc. ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://hal.inria.fr/hal-00681560v3/document&quot;&gt;Un article&lt;/a&gt; du CNRS à propos de la “&lt;a href=&quot;http://www.cnrs.fr/ins2i/spip.php?article2365&quot;&gt;réduction de consommation énergétique des logiciels&lt;/a&gt;” traite des différences entre plusieurs langages. En &lt;a href=&quot;http://powerapi.org/&quot;&gt;mesurant la consommation électrique&lt;/a&gt; d’un programme de résolution du problème de la tour de Hanoï écrit en différents langages, ils ont mis en évidence que :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Pour une même application, un langage interprété comme Python consomme 100 fois plus qu’un langage compilé comme Java. (…) pour les langages compilés orientés objets, Java consomme moins que du C++ avec les options par défaut et autant en niveau d’optimisation O3.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/tour-hanoi800.jpg&quot; alt=&quot;Image : tour de hanoi&quot; /&gt;
Source : Flickr / Photo © &lt;a href=&quot;https://www.flickr.com/photos/mszeto/&quot;&gt;lilszeto&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce programme de la tour de Hanoï est orienté orienté calcul (utilisant quasiment exclusivement le CPU), par opposition à un programme orienté entrées/sorties. Un serveur d’application faisant du web en architecture 3 tiers, sera souvent orienté entrées/sorties : le facteur limitant ne sera pas le CPU mais l’utilisation accrue des entrées/sorties. Mais ce que montre l’article, c’est que l’environnement technologique a des conséquences importantes sur la puissance consommée par les serveurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les environnements web, avec un grand nombre de communications réseau (proxies, base de données, bus de données), de lecture-écriture de fichiers, utilisent de plus en plus la programmation asynchrone. NodeJS, &lt;a href=&quot;https://docs.python.org/3/library/asyncio.html&quot;&gt;asyncio&lt;/a&gt; pour python3, &lt;a href=&quot;https://stackoverflow.com/questions/33692992/does-jdk7-nio-2-use-epoll-etc-on-linux&quot;&gt;NIO&lt;/a&gt; pour Java, basés sur les couches epoll (pour linux) et kqueue (pour FreeBSD/MacOS), ont eu un essor important pour des raisons de &lt;a href=&quot;http://www.kegel.com/c10k.html&quot;&gt;performance&lt;/a&gt;. Ces solutions sont aussi intéressante au niveau de l’écoconception puisqu’elles permettent aux serveurs d’attendre des événements sur des entrées sorties.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-lutte-contre-lobsolescence-programmée&quot;&gt;la lutte contre l’obsolescence programmée&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si on prend en compte le cycle de vie des produits technologiques, une grande partie des dommages causés à la planète est lié au rythme d’obsolescence des produits. Par exemple un mobile est changé tous les 18 mois en moyenne, alors qu’il serait capable de fonctionner jusqu’à 5 à 7 ans. La fréquentation de sites qui ne sont pas adaptés peuvent pousser certains internautes à changer leurs terminaux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/mobile_garbage.jpg&quot; alt=&quot;Image : tour de hanoi&quot; /&gt;
Source: Photo © &lt;a href=&quot;https://www.fairphone.com/en/2016/07/14/closing-the-loop-the-garbage-collectors-of-the-mobile-industry/&quot;&gt;Fairphone&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, lors du développement d’un site, il est possible de prendre en compte la compatibilité avec d’anciens appareils. En tant que développeur nous pouvons faire en sorte qu’un site se “dégrade” tout en restant fonctionnel : les bords ronds d’une CSS3 seront carrés, le &lt;em&gt;smooth scrolling&lt;/em&gt; en javascript n’est pas rendu, mais la page est chargée, ou l’ancre atteinte, etc. En faisant de la sorte, nos utilisateurs peuvent consulter nos sites même avec un vieux mobile, et nous ne pesons pas dans leur décision de changer de mobile.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En revanche, cela demande généralement de consacrer plus de temps au développement, pour tester le site avec différents mobiles, et adapter le code en fonction des dysfonctionnements.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-participation-aux-communs-numériques&quot;&gt;la participation aux communs numériques&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Internet est construit sur des communs numériques. Les protocoles standard sont ouverts :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;web : &lt;a href=&quot;https://www.ietf.org/rfc/rfc2616.txt&quot;&gt;HTTP&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc7540&quot;&gt;HTTP2&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;mail : &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc3501&quot;&gt;IMAP&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc5321&quot;&gt;SMTP&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;usegroup : &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc3977&quot;&gt;NNTP&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;réseau : &lt;a href=&quot;https://www.ietf.org/rfc/rfc1035.txt&quot;&gt;DNS&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc826&quot;&gt;ARP&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc4271&quot;&gt;BGP&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc1157&quot;&gt;SNMP&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour n’en citer que quelque-uns. Ces protocoles sont simples et efficaces. Quand ils peuvent être améliorés, des &lt;a href=&quot;https://www.imapwiki.org/ImapRFCList&quot;&gt;RFC complémentaires&lt;/a&gt; peuvent être proposées. Ils peuvent aussi être repensés comme le HTTP2 qui apporte des nouvelles fonctions majeures (push serveur, pipelining, multiplexing, compression des entêtes). Ces améliorations ont des leviers énormes car le réseau mondial en bénéficie. Quand ils ne sont pas respectés par un acteur c’est au prix d’une augmentation de la complexité du code des composants qui interragissent avec cet acteur, et souvent également d’inefficacité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par exemple yahoo mail n’implémente pas la &lt;a href=&quot;https://tools.ietf.org/html/rfc2177&quot;&gt;commande IDLE&lt;/a&gt; ce qui oblige les clients mails en IMAP à scruter l’arrivée de nouveaux mails régulièrement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;logo creative commons&quot; src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/Creative_Commons_logo.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans les &lt;a href=&quot;https://checklists.opquast.com/ecoconception-web/&quot;&gt;bonnes pratiques&lt;/a&gt; de conception d’un site web, il est indiqué de &lt;a href=&quot;https://checklists.opquast.com/ecoconception-web/criteria/valider-les-pages-aupres-du-w3c&quot;&gt;valider les pages auprès du W3C&lt;/a&gt; pour éviter au navigateur de devoir corriger les erreurs à l’affichage, ou encore, de &lt;a href=&quot;https://checklists.opquast.com/ecoconception-web/criteria/valider-le-code-javascript&quot;&gt;valider le javascript avec JSLint&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, après avoir développé dans plusieurs grands groupes français, j’ai vu plusieurs projets de dizaines voire centaines de milliers de lignes de code partir à la benne (parfois même avant d’aller en production). Pourquoi ne recyclerait-t-on pas ce code en le donnant à la communauté ? Des développeurs pourraient s’y intéresser et en reprendre certaines parties.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;laccessibilité&quot;&gt;l’accessibilité&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;image accessibilité&quot; src=&quot;https://www.barreverte.fr/images/ecoconception/accessibility.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’accessibilité d’un site web c’est faire en sorte qu’il soit utilisable par le plus grand nombre :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;avec un petit écran&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec un vieil ordinateur&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;en grossissant la police de caractère&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;en se faisant lire le texte par synthèse vocale&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Même si c’est lié à l’UX, à la lutte contre l’obsolescence programmée, au respect des standards du web, ça va plus loin, en fournissant par exemple des textes alternatifs aux images, des liens alternatifs pour les liens dans les images. Il y a bien d’autres pratiques que vous pouvez retrouver &lt;a href=&quot;https://openclassrooms.com/courses/faire-un-site-web-accessible&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou encore les &lt;a href=&quot;https://references.modernisation.gouv.fr/rgaa-accessibilite/criteres.html&quot;&gt;critères d’accessibilité&lt;/a&gt; des services numériques d’État.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lécoconception--une-opportunité&quot;&gt;L’écoconception : une opportunité&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Alors oui, tout bon &lt;em&gt;craftman&lt;/em&gt; aura en tête ces pratiques. Et c’est une opportunité supplémentaire pour :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;améliorer la satisfaction des utilisateurs&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;diminuer ses charges d’exploitation&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;gagner des parts de marché, en permettant à plus d’utilisateurs d’utiliser ses services&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avoir une responsabilité sociétale d’entreprise et des collaborateurs engagés&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;mettre en avant l’argument d’un développement durable auprès des utilisateurs&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, une démarche d’écoconception peut mener à l’innovation d’un point de vue différent, en mettant l’environnement et l’humain au centre.&lt;/p&gt;
</description>
			<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/retour-sur-lean4greenit-2/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/retour-sur-lean4greenit-2/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Lean Startup &#58; échouer pour réussir</title>
			<description>&lt;p&gt;Après l’échec d’une startup, comment réussir la suivante ?
Le parcours récent de Nicolas Deverge (coach et praticien en Lean Startup) m’a parut si éclairant sur cette question que je détaille nos conversations pédestres du &lt;a href=&quot;https://www.barreverte.fr/walking_dev&quot;&gt;Walking Dev&lt;/a&gt; de Toulouse.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;de-la-vertu-de-labandon-&quot;&gt;De la vertu de l’abandon ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Après l’échec de son précédent produit, plutôt que de s’entêter, il a choisi de tester une autre idée. Un tel renoncement est plus facile quand on ne cherche pas à gagner sa vie avec.
La différence entre la génèse des deux produits est contre-intuitive :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Résoudre un problème (échec)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Tester une idée (réussite)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2 id=&quot;résoudre-un-problème&quot;&gt;Résoudre un problème&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le premier produit &lt;a href=&quot;https://www.keysmag.net&quot;&gt;KEYS MAG.NET&lt;/a&gt; permettait de retrouver des clés perdues :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Vous avez trouvé des clés ? Saisissez le code afin de contacter le propriétaire&quot; src=&quot;/images/keysmag.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;une plaquette accrochée au porte clef indiquait “Clés trouvées ? Saisir le code {codeDeLaClé} sur www.keysmag.net”&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;un passant signalait avoir retrouvé les clés dans 70% des cas&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;On partait d’un problème à résoudre, auquel le fondateur avait lui-même été confronté. C’est l’idée de l’appli qui fait un job à ma place (retrouver mes clefs). La solution résolvait le problème avec un appréciable taux de succès de 70%.
Le problème lui-même ne semblait néanmoins suffisamment douloureux que pour une sous-population : les parents d’adolescents qui perdent leur clefs.
Cela m’a rappelé une formation en coaching où une personne accompagnée disait que son fils adolescent venait de perdre ses clefs pour la troisième fois.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette sous-population s’est avérée trop réduite.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;tester-une-idée&quot;&gt;Tester une idée&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Pour le second produit, &lt;a href=&quot;https://www.teammood.com&quot;&gt;TeamMood&lt;/a&gt; celui qui va s’avèrer une réussite, le point de départ est l’envie de tester des idées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Partant du constat d’un &lt;a href=&quot;http://mattischneider.fr/anthropologie/agile/thesis/&quot;&gt;artefact&lt;/a&gt; qui fonctionnait &lt;a href=&quot;http://blog.appstud.com/team-mood-au-service-du-happiness-management&quot;&gt;mal&lt;/a&gt; au milieu d’un open space, l’idée d’essayer un service anonyme a émergée.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;commencer-sans-code&quot;&gt;Commencer sans code&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Commencer sans investissement conséquent en terme de code est un atout.
La vente de chaussures en ligne en constitue un bon exemple. Il fût un temps où l’on pensait que vendre des chaussures en ligne était impossible car tout le monde voudrait essayer les chaussures avant de les acheter. Un des premiers vendeurs en ligne a donc commencé par prendre des photos de chaussures dans les magasins autour de chez lui.
Quand une commande lui était faite en ligne, il se rendait dans le magasin pour acheter la paire et il envoyait le colis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 2013, Nicolas a testé sa proposition de valeur avec une simple page web statique : un champ de pré-inscription et seulement quelques heures de travail. Un taux d’engagement de plus de 15% a validé son concept.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;un-simple-mail&quot;&gt;Un simple mail&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Le courriel envoyé par le service de Niko Niko en ligne&quot; src=&quot;/images/courriel_niko_niko_en_ligne.png&quot; /&gt; Le principe : demander tous les soirs à chaque membre d’une équipe comment s’est passée sa journée avec &lt;strong&gt;une note de 1 à 5&lt;/strong&gt; et un &lt;strong&gt;commentaire optionnel&lt;/strong&gt;. C’est cette pratique qui est souvent appelée “&lt;em&gt;Niko Niko&lt;/em&gt;” de &lt;em&gt;Niko&lt;/em&gt; - sourire en japonais - ou encore &lt;em&gt;feeling board&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;une-valeur-hors-dinternet&quot;&gt;Une valeur hors d’internet&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Visibles par toute l’équipe, les réponses déclenchent des conversations à la machine à café le lendemain matin.
Cela m’a rappelé airbnb où l’essentiel de l’expérience utilisateur se situe également en dehors du site.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le succès a été rapide : triplement du chiffre d’affaire la deuxième année et atteinte de la rentabilité. Le modèle économique ? Facturer 1 Euro par membre d’équipe. Il y a aujourd’hui plus d’une centaine de clients, principalement des manageurs et des coachs.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;international-dès-le-premier-jour&quot;&gt;International dès le premier jour&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;C’est un conseil que j’ai entendu martelé en hackathon pour lancer sa startup : “Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose, c’est qu’il faut penser global dès le premier jour”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après des premiers clients issus des cercles de connaissances et du bouche à oreille, des clients hors de France sont arrivés en cherchant “team mood” dans un moteur de recherche. Le nom du site s’avère un atout par rapport à la concurrence :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;MoodPanda n’est pas aussi évocateur, je ne me souviens jamais si Mood est avant Panda ou après.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;NikoNiko l’est beaucoup plus, mais une chaine de restaurant japonais porte le même nom.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;La présence d’une concurrence pourrait faire peur mais c’est en fait plutôt bon signe : c’est qu’il y a un marché.
Ce qui ne signifie pas qu’il y ait de la place pour tous les acteurs : un concurrent américain et un concurrent anglais ont mis la clef sous la porte en décembre 2016 après avoir échoué à lever des fonds.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;chat-as-a-service&quot;&gt;Chat as a service&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;S’appuyer sur des services facturés à l’usage aide à se concentrer sur le produit : hébergement sur Heroku et intégration d’Intercom comme chat en ligne personnalisé.
Cette personnalisation permet d’envoyer un mail quand le fondateur est occupé : “Je reviens vers vous dès que possible”.
Les clients Australiens et Néo-Zélandais patientent ainsi jusqu’au matin Français.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;mesurer-la-satisfaction-client&quot;&gt;Mesurer la satisfaction client&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Sur une note de 1 à 10, recommanderiez-vous notre service ?
Cette mesure, appelée &lt;em&gt;taux de recommandation&lt;/em&gt;, suffit pour évaluer la satisfaction client :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;1-6 : insatisfait (va bientôt partir)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;7-8 : neutre.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;9-10 : ambassadeur (va promouvoir le service)
C’est grâce à cet indicateur que Nicolas a par exemple sollicité un client dans la catégorie 9-10 pour répondre sur twitter à un internaute qui demandait quel site choisir.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2 id=&quot;dire-merci-pour-les-bugs&quot;&gt;Dire merci pour les bugs&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Une autre pratique de Nicolas, c’est de remercier pour chaque bug découvert : “merci d’avoir pris le temps d’ouvrir ce bug ça permettra d’améliorer le service pour tous les autres utilisateurs également.”&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je devrais essayer sur les projets open sources auxquels je contribue, comme sur &lt;a href=&quot;https://github.com/bamthomas/aioimaplib&quot;&gt;aioimaplib&lt;/a&gt; où j’ai tendance à me dire “il faut que je pousse rapidement pour montrer qu’on est réactif… on va peut-être gagner une étoile sur github”. C’est moi qui reçoit des remerciements.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je pourrais remercier d’avoir ouvert un ticket et ajouter que l’amélioration bénéficiera à tout le monde. A voir à l’usage si cette pratique s’avère pertinente auprès d’une population de développeurs.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;litinérance-en-conférence&quot;&gt;L’itinérance en conférence&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Cet article poursuit la série sur la valeur de l’itinérance pour augmenter les découvertes lors des conférences.
Toutes ces conversations n’auraient pas été aussi approfondies sans ce caractère itinérant de la journée Walking Dev.&lt;/p&gt;

</description>
			<pubDate>Thu, 26 Oct 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/lean_startup_echouer_pour_reussir/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/lean_startup_echouer_pour_reussir/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Walking Dev</title>
			<description>&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;Le cloitre des Jacobins à Toulouse&quot; src=&quot;/images/walking_dev_cloitre.jpg&quot; /&gt;C’est à la conférence Nomad Open que j’ai entendu parlé de &lt;em&gt;Walking Dev&lt;/em&gt; : une conférence open space qui comme son nom l’indique se déroule en marchant. Aucun lien avec la série télévisée américaine “the walking dead”, mais la similitude m’a fait retenir le nom.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des agilistes s’étaient donc rassemblés à Toulouse en cette fin Août pour explorer la question du passage à l’échelle de l’agilité sous l’angle de la permaculture. Comme souvent j’ai beaucoup appris dans des conversations impromptues que les intermèdes pédestres ont grandement facilitées (une des spécificités de cette conférence).&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;découvertes&quot;&gt;Découvertes&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Ma première découverte concerne teammood, un niko niko électronique auquel je consacre un article complet.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;le-ukulélé&quot;&gt;Le Ukulélé&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Une autre découverte : l’émergence du Ukulélé. En très forte croissance en Amérique du nord, la facilité à appréhender cet instrument de musique séduit un public de plus en plus large. Sur youtube le marché de la formation est déjà pris avec un &lt;a href=&quot;https://www.patreon.com/uketeacher&quot;&gt;formateur&lt;/a&gt; qui gagne 5000 dollars par mois en financement participatif (il avait annoncé qu’il en ferait son activité principale s’il atteignait 500 dollars).
Son modèle est de fournir ses nouveaux tutoriels 24 heures en avance aux donateurs qui atteignent un petit montant symbolique (5 dollars si je me souviens bien).
C’est une très belle réussite mais Nathaniel Richand me disait qu’il n’y a de la place que pour une seule personne dans le monde (une &lt;a href=&quot;https://www.patreon.com/cynthialin&quot;&gt;deuxième&lt;/a&gt; a par exemple moins de succès).
Il a donc lancé une &lt;a href=&quot;https://www.doyoukulele.com&quot;&gt;communauté&lt;/a&gt; autour d’un &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/doyoukulele/&quot;&gt;service&lt;/a&gt; dont il est le premier utilisateur : fournir tout ce qu’il faut à un débutant pour qu’il apprenne une chanson.
De par sa petite taille le Ukulélé s’emporte facilement en ballade.
Aussi transporter des partitions annotées s’avère plus volumineux que l’instrument lui-même.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;le-financement-participatif&quot;&gt;Le financement participatif&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Sur la question du financement participatif cela m’a rappelé le framework Javascript léger &lt;a href=&quot;https://vuejs.org/&quot;&gt;Vue.js&lt;/a&gt; qui après avoir dépassé angular gagne du terrain sur react en terme d’étoiles sur github. L’auteur gagne 10000 dollars par mois en financement participatif de donations par des fans pour qu’il continue à développer cet écosystème open source (sa licence MIT semblant faire partie du succès de son adoption chez certains GAFA). Et j’ai découvert récemment un autre exemple avec le réseau social open source Mastodon lancé ce 1er Avril et qui est financé par 3000 dollars mensuels sur patreon.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;apprentissages&quot;&gt;Apprentissages&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Après plus de dix ans passés à faire des daily meeting je continue à apprendre sur le sujet. Un coach rapportait qu’une de ses équipes avait atteint un tel niveau de maturité qu’ils avaient remplacé les questions habituelles par :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;qu’est-ce que j’ai appris hier ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;que vais-je apprendre aujourd’hui ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et ça m’a rappelé que dans une équipe eXtreme Programming particulièrement mature d’une entreprise où j’ai travaillé le coach XP attendait avec impatience le daily pour ne pas rater une miette de ce que les développeurs avaient appris.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;le-suivit-du-parking-lot&quot;&gt;Le suivit du parking lot&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;J’ai vu l’usage du parking lot fonctionner avec des fortunes très diverses d’une équipe à l’autre y compris à l’intérieur de la même entreprise. Le plus mauvais fonctionnement que j’ai constaté ? Les sujets écrits dans le parking lot ne sont pas traités après le daily. Les équipiers retournent simplement à leur place. Comme le parking lot avait été mis en place pour éviter que le daily ne dure trop longtemps, je n’essayais pas trop de retenir les gens (ça avait tendance à faire rester tout le monde).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une idée simple (je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé avant) est qu’une personne soit chargée d’aller voir les auteurs des sujets une fois qu’il sont retournés à leur poste de travail pour s’assurer qu’ils en discutent avec les personnes concernées. Cela dit il aurait fallu voir à l’usage car certains des sujets ne me semblaient avoir de valeur que pour une seule personne ce qui était peut-être le symptôme d’un problème plus profond.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;permaculture-et-agilité&quot;&gt;Permaculture et agilité&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La permaculture est une approche écologique d’agriculture durable qui limite l’usage d’intrans (pesticides, engrais chimiques). Elle a été formalisée par deux Australiens en 3 valeurs et 12 principes, ce qui rappelle le manifeste agile.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;une-approche-reproductible-&quot;&gt;Une approche reproductible ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;La question principale quand une nouvelle méthode émerge est souvent de savoir dans quelle mesure elle est reproductible. La permaculture peut-elle fonctionner en dehors des ecosystèmes Australiens qui l’on vu naitre ?&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;le-riz&quot;&gt;Le riz&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La réponse est oui. L’exemple qui m’a le plus intéressé est son utilisation pour la culture du riz au Japon. Si le riz pousse les pieds dans l’eau c’est pour éviter que des oiseaux ne mangent les semis. Comme toute cette eau n’est pas optimal d’un point de vue écologique, un Japonais tente de cultiver du riz les pieds à l’air. Au fur et à mesure qu’il sème une nuée d’oiseaux consomment ses graines derrière lui. Le principe “le problème est la solution” va semble-t’il le faire persévérer jusqu’au moment où il a l’idée de mettre ses graines dans des boules de glaise. Les oiseaux s’en désintéressent et son riz pousse les pieds à l’air libre.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-vigne-&quot;&gt;La vigne ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La persévérance est donc un autre élément caractéristique. L’exemple était donné d’un viticulteur du sud-ouest qui a choisi de cultiver ses vignes de manière plus écologique. Il ne s’agit pas à proprement parler de permaculture puisque les vignes restent alignées en rangs mais le reste s’en rapproche. Ses premières années s’avèrent très difficiles : ses rendements s’effondrent et sa coopérative agricole l’expulse. Après dix ans il est devenu le seul à vendre à des restaurants étoilés et des gens viennent du monde entier pour étudier ses techniques mais il a fallut tenir et s’améliorer face à la concurrence pendant de très nombreuses années de vaches maigres avant de parvenir à un tel résultat.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;permagilité-&quot;&gt;Permagilité ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Un autre principe spécifique à la permaculture : les frontières sont les zones où se passent les choses les plus intéressantes. L’exemple donné est la frontière entre la prairie et la forêt. Un autre exemple qui m’est venu en tête : les zones humides qui séparent une étendue d’eau de la terre ferme émergée regorgent d’une biodiversité foisonnante et filtrent l’eau de ses impuretés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au delà du design émergeant, le parallèle que j’ai trouvé le plus intéressant avec l’agilité c’est l’importance donné à l’écosystème.
Qu’est ce que l’écosystème d’une équipe agile ?
Une question à explorer le mercredi 18 octobre où aura lieu à Paris le prochain Walking Dev sur la permagilité.&lt;/p&gt;
</description>
			<pubDate>Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/walking_dev/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/walking_dev/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Amazon DynamoDB, comment ça marche ?</title>
			<description>&lt;p&gt;Amazon a publié un SDK Java qui permet d’interagir avec tous les services AWS, y compris DynamoDB. Regardons un peu comment tout cela fonctionne.&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;principes-généraux&quot;&gt;Principes généraux&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;DynamoDB est une base de données clef/valeur “&lt;em&gt;infiniment scalable&lt;/em&gt;”. On ne paye qu’à l’usage selon 3 axes, selon notre réglage sur chaque table :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;la &lt;em&gt;quantité&lt;/em&gt; de données stockées&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la capacité en &lt;em&gt;lecture&lt;/em&gt; par seconde&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la capacité en &lt;em&gt;écriture&lt;/em&gt; par seconde&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;DynamoDB s’intègre très bien avec Amason Redshift et EMR (Elastic Map Reduce, Hadoop).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vue hiérarchique :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Chaque compte AWS possède une collection de &lt;strong&gt;tables&lt;/strong&gt; par &lt;a href=&quot;https://aws.amazon.com/fr/about-aws/global-infrastructure/&quot;&gt;région&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Chaque table est une collection d’ &lt;strong&gt;items&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Chaque item est une collection arbitraire d’ &lt;strong&gt;attributs&lt;/strong&gt; (des couples clef/valeur)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Chaque table doit avoir une &lt;strong&gt;clef primaire&lt;/strong&gt; et chaque item doit avoir une clef &lt;strong&gt;unique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a 2 types de clefs primaires :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;hash&lt;/strong&gt; : un seul attribut (index non ordonné sur le hash)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;hash + range&lt;/strong&gt; : clef composite sur 2 attributs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les type de données :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;des &lt;strong&gt;Strings&lt;/strong&gt; (stockées en UTF-8) et des &lt;strong&gt;StringSets&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;des &lt;strong&gt;Numbers&lt;/strong&gt; (jusqu’à 38 digits) et des &lt;strong&gt;NumberSets&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;des &lt;strong&gt;Binaries&lt;/strong&gt; et des &lt;strong&gt;BinarySets&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;La taille maximum d’un item est de &lt;strong&gt;64 ko&lt;/strong&gt;. Le nom des attributs &lt;em&gt;compte&lt;/em&gt; dans la taille d’un item.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;les-indexes&quot;&gt;Les indexes&lt;/h2&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;les données sont indexées sur les clefs primaires&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les &lt;strong&gt;LSI&lt;/strong&gt; (Local Secondary Indexes) permettent de parcourir les données hors des clefs de manière plus efficace. Pour moi, cela se rapproche des indexes de MongoDB sans le coût de RAM à gérer. La limite est de 10 Go par clef de hash&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les &lt;strong&gt;GSI&lt;/strong&gt; (Global Secondary Indexes) permettent de parcourir les données sur n’importe quel champ. Par contre, des frais supplémentaires s’appliquent.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les indexes ne peuvent être changés après leur création. Par contre, le provisioning peut être modifié (à la baisse ou à la hausse) à n’importe quel moment. Par ailleurs, des alarmes par mail peuvent être mises en place pour indiquer si une table a besoin de plus de lectures ou plus d’écriture.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Amazon se charge de sharder/partitionner/répartir les données selon la taille des données et le provisionning lecture/écriture demandé. En cas de changement de provisionning, les données sont reshardées automatiquement. Pour scaler massivement, il faut donc un grand nomble de clefs de hash différentes.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;api&quot;&gt;API&lt;/h2&gt;
&lt;h3 id=&quot;en-lecture&quot;&gt;en lecture&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;GetItem&lt;/strong&gt; : aller chercher un élément par sa clef primaire&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Query&lt;/strong&gt; : s’appuie sur la clef composite
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;sur une valeur du hash&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;compter des éléments sur un critère&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;les top N (ou bottom N) éléments&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;pagination avec limites&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;BatchGetItem&lt;/strong&gt; : récupérer différents éléments (sur plusieurs tables)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Scan&lt;/strong&gt; : plutot pour en export de données&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;en-écriture&quot;&gt;en écriture&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;PutItem&lt;/strong&gt; :
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;ajouter un nouvel élément&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;remplacer un nouvel élément&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;peut-être conditionnel (si existe ou non)&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;peut-retourner l’élément remplacé (OLD_ITEM)&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;PutUpdateItem&lt;/strong&gt; :
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;ajouter/modifier/supprimer un attribut d’un élément&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;incrémenter (de manière atomique) un attribut&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;DeleteItem&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;BatchWriteItem&lt;/strong&gt; : jusqu’à 25 put/delete dans la même requête&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h1 id=&quot;comment-modéliser-les-données-&quot;&gt;Comment modéliser les données ?&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Pour modéliser, il faut partir des usages et des &lt;strong&gt;Use Case&lt;/strong&gt;, puis identifier les différents &lt;strong&gt;patterns d’utilisation&lt;/strong&gt; de ces Use Case pour enfin en déduire le &lt;strong&gt;design&lt;/strong&gt; des données.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;exemples :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;relations 1-1 : hash&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;relations 1-n : hash sur une table et Hash/Range sur l’autre&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;relations n-m : Hash/Range sur les 2 tables (respectivement inveres l’une de l’autre)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans le cas d’un multi-client’ utiliser le client ID comme hash et ajouter une range key spécifique à la donnée (ex: user ID)&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;conseils&quot;&gt;Conseils&lt;/h1&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;garder la taille des items la plus petite possible
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;en compressant de manière binaire&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;en choisissant des noms succincts pour les attributs&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;utiliser Amazon S3 pour stocker des données lourdes (et référencer le bucket/hash S3 dans DynamoDB)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;utiliser les tables &lt;em&gt;overflow&lt;/em&gt; et la command BatchGet&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;pour les données de type &lt;em&gt;time series&lt;/em&gt; créer des tables par période de temps (par semaine)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;éviter de garder des données froides dans DynamoDB : il vaut mieux les déplacer ailleurs pour réduire les couts et ne pas trop provisionner&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;il est possible de mapper une table DynamoDB sur EMR/Hyve&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Information : depuis cette prise de note, je n’ai pas eu l’occasion de tester DynamoDB avec un véritable cas d’utilisation de production ; je manque donc de recul au delà des quelques conseils donnés ci avant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques liens :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://docs.aws.amazon.com/amazondynamodb/latest/developerguide/&quot;&gt;documentation officielle&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://aws.amazon.com/fr/dynamodb/getting-started/&quot;&gt;vidéos officielles&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;SDK officiel:
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://aws.amazon.com/fr/sdkforjava/&quot;&gt;téléchargement des binaires et explications&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://github.com/aws/aws-sdk-java&quot;&gt;code source&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://docs.aws.amazon.com/AWSJavaSDK/latest/javadoc/com/amazonaws/services/dynamodbv2/package-summary.html&quot;&gt;javadoc&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://aws.typepad.com/aws/2012/04/amazon-dynamodb-libraries-mappers-and-mock-implementations-galore.html&quot;&gt;libs et mocks&lt;/a&gt;, en particulier pour le monde java :
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;des mappeurs objet
        &lt;ul&gt;
          &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://github.com/williamw520/jsoda&quot;&gt;jsoda&lt;/a&gt; : Simple Java object layer for AWS databases (SimpleDB and DynamoDB)&lt;/li&gt;
          &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://code.google.com/p/phoebe-dynamodb/&quot;&gt;phoebe-dynamodb&lt;/a&gt; : the thinnest convenient layer which addresses these issues, yet preserves the elegance of get, put, delete, and query type operations.&lt;/li&gt;
          &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jcabi.com/jcabi-dynamo/&quot;&gt;jcabi-dynamo&lt;/a&gt; a Amazon Dynamo DB Object Layer&lt;/li&gt;
        &lt;/ul&gt;
      &lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;des mocks
        &lt;ul&gt;
          &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://github.com/mboudreau/Alternator/&quot;&gt;alternator&lt;/a&gt; : A mock DynamoDB that runs locally for testing purposes&lt;/li&gt;
          &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://aws.typepad.com/aws/2013/09/dynamodb-local-for-desktop-development.html&quot;&gt;DynamoDB local&lt;/a&gt; : a client-side database that supports the complete DynamoDB API, but doesn’t manipulate any tables or data in DynamoDB itself&lt;/li&gt;
        &lt;/ul&gt;
      &lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
			<pubDate>Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/introduction-amazon-dynamodb/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/introduction-amazon-dynamodb/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Le nomadisme numérique</title>
			<description>&lt;p&gt;L’agriculture aurait rendu l’homme sédentaire.
A l’avènement d’internet des voix ont prédit que des formes de nomadismes reviendraient.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; alt=&quot;La première conférence DNX, en 2014&quot; src=&quot;/images/dnx_berlin_2014.jpg&quot; /&gt;Ces dernières années des conférences sont nées sur ce thème comme 7in7 en 2016, Nomad Summit en 2015 ou DNX en 2014 dont la newsletter totalise 20,000 abonnés et qui se tient à guichets fermés (800 participants en 2017).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces conférences sur le nomadisme numérique adoptent des formes très classiques, avec des salles et des amphithéâtres.
De la même manière que les premières conférences agiles suivaient ces formes classiques. Ensuite la forme de l’Open Space est apparue comme une manière plus “agile” de faire une conférence agile.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A la lumière de ce qui s’est passé pour l’agilité se pose donc la question : comment faire une conférence d’une manière plus nomade ?&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;la-valeur-des-intermèdes&quot;&gt;La valeur des intermèdes&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Lors d’une conférence, qu’elle soit open space ou plus classique je me déplace de salle en salle.
Je trouve de la valeur à la fois dans ce que j’entends dans les salles et dans ce que j’entends en dehors des salles, dans les intermèdes, les errances, les pauses.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lieu que j’ai vu le plus propice à ces intermèdes ? Le chalet de la Porte Jaune où se déroule tous les ans la conférence Agile France. J’ai par exemple participé il y a deux ans de manière totalement impromptue à la discussion la plus intéressante que j’ai entendue à ce jour sur la dichotomie entre Lean Management et Agilité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puisque ces intermèdes-déplacements génèrent autant de valeur, la question se pose : si on leur donnait une dimension plus grande, une raison d’être à part entière, quelle forme cela prendrait-il ?&lt;/p&gt;

&lt;h1 id=&quot;des-conférences-nomades-&quot;&gt;Des conférences nomades ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;J’ai participé cet été à deux conférences qui explorent ce concept.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;walking-dev&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://github.com/walkingdev/permagilite&quot;&gt;Walking Dev&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://github.com/walkingdev/permagilite&quot;&gt;Walking Dev&lt;/a&gt; est une conférence open space d’une journée. Les salles de conférences ? Des cafés, un restaurant, une librairie, des jardins, un cloître. Une découverte de Toulouse jusque dans des lieux inconnus des Toulousains eux-mêmes. Et entre ces lieux, la marche à travers la ville.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce n’était pas une première : un participant du Sud-Ouest avait déjà utilisé ce format pour une formation à Paris pour laquelle il avait eu de très bon retours.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;nomad-conf&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://nomadconf.eu&quot;&gt;Nomad Conf&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nomadconf.eu&quot;&gt;Nomad Conf&lt;/a&gt; (anciennement &lt;a href=&quot;http://nomadconf.eu&quot;&gt;Nomad Open&lt;/a&gt;)
se veut une conférence plus ambitieuse dans sa forme puisque les déplacements à pieds deviennent des voyages en train et chaque étape est une ville différente. Le sujet s’avère également plus radical puisqu’il s’agit du nomadisme lui même : la conférence est un espace de coworking en mouvement où les participants travaillent à leurs tâches quotidiennes comme s’ils étaient sédentaires. A la dichotomie de walking dev entre les sessions plénières statiques et les discussions informelles en marchant, nomad open substitue un triptyque :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;coworking en mouvement&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;rencontres de communautés locales&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;conférence open space&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;J’ai été surpris de constater que pour certaines tâches je devenais plus productif dans un train que dans un bureau. D’autres participants ont partagé cette constatation.
Ces formes éphémères de travail me paraissent donc intéressantes à explorer. Cet article ouvre une série d’articles qui relate mes apprentissages sur le sujet.&lt;/p&gt;
</description>
			<pubDate>Mon, 18 Sep 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
			<link>https://www.barreverte.fr/nomadisme_numerique/</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.barreverte.fr/nomadisme_numerique/</guid>
		</item>
		
	</channel>
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